TechFlow rapporte que le 19 avril, Monetsupply.eth, responsable des stratégies du protocole Spark, a publié sur X qu’en janvier de cette année, les actifs à faible taux d’utilisation tels que le rsETH avaient été retirés de la plateforme, et que la gamme des collatéraux acceptés ainsi que les fonctionnalités offertes avait été progressivement restreinte. Cette décision avait alors suscité une vive insatisfaction parmi les utilisateurs pratiquant le « levier circulaire en ETH ». Par ailleurs, Spark maintient depuis longtemps un plafond élevé pour le taux d’intérêt maximal appliqué au marché des prêts en ETH ; au cours de la dernière année, une partie de ses activités et de ses revenus a été transférée à Aave (dont le taux d’intérêt sur les emprunts en ETH est parfois tombé à 10 % ou moins). Toutefois, dans le contexte actuel de crise marchande, cette stratégie s’est révélée plus prudente : SparkLend dispose encore d’une liquidité suffisante en ETH, tandis qu’Aave connaît déjà des tensions importantes — voire un blocage total — de sa liquidité sur le réseau principal Ethereum ainsi que sur plusieurs chaînes secondaires telles qu’Arbitrum et Base.
Monetsupply.eth met également en garde contre le fait que, l’ETH étant un actif de garantie central, toute utilisation à 100 % de la capacité de prêt entraînerait l’impossibilité d’exécuter normalement les liquidations des collatéraux. Une pénurie de liquidité ne nuirait pas seulement à l’expérience des déposants, mais pourrait aussi engendrer un risque systémique. Dans la situation actuelle de déficit de liquidité chez Aave, une baisse de 15 à 20 % du prix de l’ETH pourrait conduire à une accumulation significative de créances douteuses (en tenant compte également des effets potentiels liés à l’incident rsETH).




