TechFlow rapporte, le 9 avril, qu’une proposition de loi sur les actifs numériques cryptés, pilotée par Tim Scott, président du Comité bancaire du Sénat américain, est au cœur d’une controverse en raison d’une disposition visant à protéger les développeurs de finance décentralisée (DeFi), ce qui rend difficile l’obtention d’un consensus bipartite.
Cette disposition litigieuse prévoit d’exempter les développeurs de logiciels non dépositaires — c’est-à-dire ceux qui ne contrôlent pas les fonds des utilisateurs — de l’obligation de s’enregistrer en tant que prestataires de services de transfert monétaire ni de se conformer aux exigences anti-blanchiment. Plusieurs institutions chargées de l’application de la loi, notamment l’Association nationale des shérifs (National Sheriffs’ Association) et l’Association nationale des procureurs de district (National District Attorneys Association), ont adressé des lettres au Congrès pour avertir que cette disposition affaiblirait considérablement la lutte contre la criminalité financière ; Chuck Grassley, président du Comité judiciaire du Sénat, a exprimé des inquiétudes similaires. Pour l’industrie cryptographique, cette disposition constitue pourtant l’élément central de la proposition : Amanda Tuminelli, directrice exécutive du DeFi Education Fund, a clairement indiqué qu’elle n’accepterait aucune modification du libellé de cette clause.
Les sénateurs démocrates Catherine Cortez Masto et Mark Warner cherchent actuellement à modifier cette disposition. En l’absence d’un accord bipartite, la proposition pourrait toutefois être soumise au vote du Sénat sans le soutien des démocrates, ce qui compromettrait sa chance d’obtenir la majorité bipartite requise lors du vote final au sein de l’ensemble du Sénat.




