TechFlow rapporte que, le 8 avril, QCP Capital a publié une analyse indiquant qu’un cessez-le-feu conditionnel d’une durée de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran concernant la libre circulation dans le détroit d’Ormuz a entraîné un rebond du BTC au-dessus de 71 000 dollars américains, une hausse des marchés boursiers et un repli temporaire du prix du pétrole Brent jusqu’à un creux de 90 dollars américains.
Quelques heures avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’Iran avait déjà lancé une attaque à l’aide de missiles contre la base pétrochimique saoudienne de Jubail, ce qui signifie que le risque de perturbation des infrastructures énergétiques demeure présent. Sur le plan macroéconomique, les États-Unis ont enregistré, en mars, la création de 178 000 nouveaux emplois non agricoles ; toutefois, le marché de l’emploi reste globalement faible. Couplé à la pression inflationniste liée aux énergies, le chiffre de l’IPC publié cette semaine constituera un indicateur clé pour orienter la future politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).
Sur le marché des options, la volatilité implicite à court terme du BTC s’est resserrée, mais les options de vente restent fortement demandées. Le niveau de 74 000 dollars américains constitue actuellement un seuil technique décisif : sa percée effective déterminera l’évolution prochaine du cours. Pour l’heure, le marché anticipe une simple « dégradation » de la situation plutôt qu’une issue certaine. Les procès-verbaux de la réunion de la Fed, les données de l’IPC ainsi que les avancées des négociations diplomatiques prévues vendredi seront les catalyseurs essentiels permettant de juger de la pérennité de ce rebond.




