TechFlow, selon une information de Cointelegraph du 18 mars, les équipes de clients Ethereum testent un mécanisme baptisé « Règle de confirmation rapide » (FCR), visant à réduire le temps de confirmation des dépôts depuis la couche 1 (L1) vers les réseaux de couche 2 (L2) et les plateformes d’échange à environ 13 secondes, soit une réduction allant jusqu’à 98 % par rapport aux solutions actuelles.
Ce mécanisme a été proposé par Julian Ma, chercheur sur Ethereum. La FCR détermine si un bloc peut être considéré comme confirmé en évaluant les attestations des validateurs, plutôt que de s’appuyer sur la méthode traditionnelle fondée sur la profondeur du bloc dans la chaîne. Son fonctionnement repose sur deux hypothèses : une diffusion suffisamment rapide des messages au sein du réseau, et une part maximale de 25 % des ETH misés détenue par une seule entité.
Actuellement, la plupart des utilisateurs s’appuient sur le pont interchaînes canonique (canonical bridge) pour transférer leurs actifs, ce qui implique généralement un délai d’attente d’environ 13 minutes. Certains échanges et réseaux L2 adoptent certes une règle de confirmation basée sur une « profondeur k », permettant de raccourcir ce délai, mais cette approche ne bénéficie pas d’une garantie de sécurité formelle. La FCR peut être déployée sans nécessiter de hard fork, et les nœuds peuvent l’activer indépendamment, sans coordination préalable à l’échelle du réseau. Vitalik Buterin, co-fondateur d’Ethereum, a exprimé son soutien à ce mécanisme, estimant qu’il peut offrir, sous certaines conditions réseau, une « garantie forte » pour les transactions incluses dans un seul slot (environ 12 secondes).
Toutefois, des réserves subsistent au sein de la communauté : certains utilisateurs s’inquiètent de la pérennité des hypothèses de confiance sous forte pression réseau. Les travaux d’intégration avec les clients et les API sont actuellement en cours.




