TechFlow rapporte que, le 18 mars, selon un article de Business Insider, Jensen Huang, PDG de NVIDIA, a proposé, lors de sa conférence inaugurale au GTC 2026, d’intégrer le « token IA » — unité de facturation fondamentale pour le traitement de texte par les grands modèles linguistiques — dans les systèmes de rémunération des ingénieurs. Il a indiqué que la Silicon Valley avait déjà fait du « nombre de tokens alloués à un poste » un critère clé des négociations lors du recrutement, et qu’un accès aux quotas de tokens permettrait aux ingénieurs d’accroître significativement leur productivité.
Sam Altman, PDG d’OpenAI, envisage quant à lui une perspective plus large : lors de l’épisode du podcast All-In diffusé en mai 2024, il avait évoqué la possibilité future d’un modèle de « calcul de base universel » (Universal Basic Compute), selon lequel chaque citoyen se verrait attribuer un quota de puissance de calcul dédié à GPT-7, pouvant être utilisé personnellement, revendu ou encore affecté à des recherches contre le cancer. Ce mois-ci, lors de la conférence Infrastructure Summit organisée par BlackRock, Altman a également déclaré que l’activité principale des fournisseurs de modèles IA évoluerait progressivement vers la « vente de tokens », à l’instar des services publics tels que l’eau ou l’électricité.
Satya Nadella, PDG de Microsoft, met toutefois en garde : si la production à grande échelle de tokens ne parvient pas concrètement à améliorer l’efficacité dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services publics, la société ne pourra durablement tolérer la consommation énergétique massive des centres de données IA.




