TechFlow rapporte, le 12 février, qu’après un rapport de Chainalysis, le volume des transactions en cryptomonnaies vers des services suspects de traite des êtres humains a augmenté de 85 % en glissement annuel en 2025, atteignant plusieurs centaines de millions de dollars. Ces services sont principalement concentrés en Asie du Sud-Est et comprennent notamment des services de « compagnonnage international » basés sur Telegram, des intermédiaires spécialisés dans le « placement de main-d’œuvre », des réseaux de prostitution et des fournisseurs de matériel pédopornographique (CSAM).
Le rapport indique que les services de « compagnonnage international » sont étroitement intégrés aux réseaux de blanchiment d’argent (CMLN) et aux plateformes de garantie : près de la moitié des montants transigés dépasse 10 000 dollars américains. Ces services utilisent principalement des stablecoins pour leurs transactions, tandis que les fournisseurs de CSAM migrent progressivement du bitcoin vers des cryptomonnaies axées sur la confidentialité, telles que le monero, afin de blanchir leurs fonds.
L’analyse des données en chaîne révèle que ces organisations d’Asie du Sud-Est exercent une influence mondiale, leurs flux financiers s’étendant notamment vers le Brésil, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Australie. Contrairement aux transactions en espèces, la transparence inhérente aux cryptomonnaies offre aux forces de l’ordre et aux équipes de conformité une opportunité sans précédent de suivre et de réprimer ces activités illégales.




