TechFlow rapporte que, le 5 février, selon une information publiée par Phoenix News, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il n’aurait pas proposé Kevin Warsh pour le poste de président de la Réserve fédérale si ce dernier avait déjà exprimé sa volonté d’augmenter les taux d’intérêt.
« S’il était entré ici en disant : “Je veux augmenter (les taux)”, il n’aurait pas obtenu ce poste, non », a déclaré Trump mercredi lors d’un entretien avec NBC News.
Trump a estimé qu’il ne restait « pas beaucoup » de suspense quant à une baisse des taux par la Fed, car « nos taux sont trop élevés », tout en ajoutant que « nous sommes désormais redevenus un pays prospère ».
Lorsqu’on lui a demandé si Warsh comprenait bien que le président souhaitait qu’il abaisse le taux directeur, Trump a répondu : « Je pense qu’il le comprend, mais je crois aussi qu’il en avait déjà l’intention. »
Ces déclarations de Trump pourraient être évoquées durant la procédure de confirmation de Warsh, et l’indépendance de la Fed risque fort de constituer un enjeu central de ce processus.
Le sénateur républicain Thom Tillis, membre du Comité bancaire du Sénat, s’est déjà engagé à bloquer la nomination par Trump de tout candidat à la Fed tant que le ministère de la Justice n’aura pas clos son enquête sur la rénovation du siège de la Réserve fédérale.
Le président sortant Jerome Powell a qualifié cette enquête d’« attaque presque sans déguisement » contre la capacité de la Fed à prendre des décisions monétaires indépendantes. Des responsables de l’administration Trump ont nié cette interprétation, mais le président lui-même exerce depuis plusieurs mois des pressions répétées sur Powell afin qu’il procède à une baisse des taux.
Kevin Warsh, ancien membre du Conseil des gouverneurs de la Fed, était connu par le passé comme un « faucon » de l’inflation, mais il a récemment manifesté son soutien à une baisse des taux.




