TechFlow rapporte, le 28 janvier, que Piero Cipollone, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré, selon un article de Cointelegraph, que la détérioration croissante de la situation géopolitique renforce la nécessité pour l’Europe de disposer d’un système de paiement numérique qu’elle contrôle pleinement.
Dans un entretien accordé au quotidien espagnol El País, Cipollone a décrit l’euro numérique comme « une monnaie publique sous forme numérique », estimant qu’il constitue un complément indispensable à l’argent liquide afin de faire face à la fragmentation croissante du paysage des paiements en Europe. Il a précisé que, en 2024, les transactions en espèces représentaient environ 24 % de la valeur des transactions courantes, contre 40 % en 2019.
Cipollone a souligné que la tendance mondiale à « l’armement de divers outils » rend impératif pour l’Europe de disposer d’un système de paiement de détail « entièrement sous notre contrôle », fondé sur les technologies et les infrastructures européennes, et non dépendant de fournisseurs extra-européens. Il a également indiqué que tout commerçant actuellement acceptant les paiements numériques « devra nécessairement accepter » l’euro numérique, suggérant ainsi l’instauration d’un mécanisme d’acceptation de fait.




