TechFlow, 2 avril – Selon une information relayée par Jinshi Data, le vice-président brésilien Geraldo Alckmin et le ministre des Finances Fernando Haddad ont critiqué, le 1er avril, la mise en œuvre imminente par les États-Unis de « tarifs réciproques » à l’échelle mondiale à compter du 2 avril. Le vice-président Alckmin a déclaré que dans les relations commerciales extérieures, le Brésil ne constitue pas un problème pour les États-Unis, puisque ces derniers bénéficient d’un excédent commercial de 25 milliards de dollars avec le Brésil, huit des dix principaux produits américains exportés au Brésil étant exonérés de droits de douane, et le taux moyen des droits de douane brésiliens appliqués aux produits et services américains s’établissant à 2,7 %.
Alckmin a ajouté que la manière de résoudre les différends commerciaux passe par la négociation et la recherche de complémentarités économiques mutuelles. Le ministre brésilien des Finances Haddad a souligné que, dans les échanges commerciaux entre le Brésil et les États-Unis, ces derniers se trouvent déjà dans une position avantageuse, et qu’il serait donc injuste d’imposer des droits supplémentaires aux produits brésiliens, puisque les États-Unis affichent un solde excédentaire tant dans le commerce de biens que dans celui des services. Partant de ce constat, toute mesure de représailles commerciales « injuste » prise par les États-Unis contre le Brésil serait incompréhensible, d’autant que le Brésil entretient depuis longtemps un dialogue avec les États-Unis afin de renforcer la coopération bilatérale.




