TechFlow, le 25 février, Sam Bankman-Fried (SBF), ancien PDG de FTX, a publié un tweet pour la première fois après deux ans de silence. Dans cette série de messages, SBF aborde principalement les questions de licenciements et de gestion d'entreprise :
1) J’ai beaucoup d’empathie pour les employés du gouvernement : moi aussi, il m’est arrivé de ne pas consulter mes e-mails pendant plusieurs (centaines de) jours. Et je peux confirmer que le chômage n’est absolument pas aussi agréable qu’il en a l’air.
2) Licencier des employés est l’une des choses les plus difficiles au monde. C’est une situation pénible pour toutes les personnes concernées. Selon mon expérience :
a) Ce n’est généralement pas la faute de l’employé s’il est licencié
b) Mais les licencier est souvent la bonne décision
3) Plus souvent, le problème vient du fait qu’il n’existe tout simplement pas de poste adapté à cette personne au sein de l’entreprise.
4) Je dirais à chaque personne licenciée : c’est aussi notre faute, car nous n’avons pas su leur offrir un poste adapté, un bon manager ou un environnement de travail approprié.
5) Peut-être qu’à ce moment-là, personne n’avait le temps de les encadrer. Peut-être étaient-ils mieux adaptés au travail à distance, mais notre entreprise privilégiait la communication en face à face. Peut-être voulaient-ils travailler sur un projet particulier, mais ce projet n’était pas celui dont l’entreprise avait besoin à ce moment précis.
6) Ou peut-être que le département dans lequel ils se trouvaient présentait lui-même des problèmes.
7) Ce genre de situation arrive fréquemment. Nous avons vu des concurrents embaucher 30 000 employés supplémentaires, puis ne plus savoir quoi leur faire faire — avec pour résultat que toute une équipe passait ses journées sans rien faire.
8) Nous avons également connu cela en interne : lorsqu’un manager devient trop occupé ou distrait, la moitié d’un département peut perdre simultanément le sens de sa mission.
9) Quand cela se produit, ce n’est pas la faute des employés. Si l’employeur ne sait pas comment les occuper, ou s’il n’y a personne pour les manager efficacement, ce n’est pas leur faute. Si des luttes politiciennes internes font dévier leur département de sa trajectoire, ce n’est pas non plus leur faute.
10) Mais il n’a aucun sens de les laisser rester là sans rien faire.





