TechFlow, le 2 février, selon le journal espagnol El País, le Congrès du Salvador a récemment approuvé une réforme de la Loi sur le bitcoin, annulant officiellement le statut de monnaie légale du bitcoin. Cette réforme intervient après près de deux ans de pressions exercées par le Fonds monétaire international (FMI), qui avait posé comme condition « d’atténuer les risques liés au bitcoin » en échange de l’approbation par le président Nayib Bukele d’un prêt urgent de 1,4 milliard de dollars destiné au Kenya. Les députés ont modifié six articles et abrogé trois des seize articles initiaux. Désormais, le bitcoin ne sera plus considéré comme une « monnaie » ; son acceptation passe d’obligatoire à volontaire, et il ne pourra plus être utilisé pour payer les impôts. Le parti au pouvoir a adopté ces changements à contrecœur. Bien que le président Bukele soit très actif sur les réseaux sociaux, il n’a fait aucune déclaration à ce sujet.
La loi, en vigueur depuis plus de trois ans, avait été approuvée malgré l’opposition de 71 % de la population, lorsque le bitcoin est devenu monnaie légale au Salvador en septembre 2021. Malgré cela, le gouvernement a investi plus de 200 millions de dollars pour établir un cadre opérationnel, créer un portefeuille numérique et installer des distributeurs automatiques dans tout le pays. Pour encourager son utilisation, chaque utilisateur installant le portefeuille officiel Chivo sur son téléphone recevait une prime de 30 dollars. Selon un sondage réalisé par Ludop, l’une des sociétés de sondages les plus prestigieuses du Salvador, un an plus tard, seulement 21 % de la population avaient utilisé ce service. En 2024, ce chiffre est tombé à 8,1 %.




