TechFlow, le 22 janvier, l'équipe juridique Xiao Sa a publié un rapport indiquant que l'utilisation d'outils de communication chiffrés tels que Telegram pourrait constituer une preuve déterminante pour établir la « connaissance consciente » des cambistes de cryptomonnaies. Actuellement, les délits de recel (punissable par une peine maximale de 7 ans) et d'aide et d'incitation aux activités criminelles par réseau d'information (punissable par une peine maximale de 3 ans) sont devenus les principaux risques pénaux auxquels sont confrontés les cambistes.
Conformément à l'interprétation judiciaire de la Cour populaire suprême, l'utilisation fréquente d'outils de navigation cachée ou de communications chiffrées peut conduire à présumer la « connaissance consciente ». Les applications concernées incluent Telegram, BiYong, Reddit, Discord, etc. Le rapport souligne que même si les crimes en amont ne peuvent être prouvés, les cambistes pourraient tout de même encourir une responsabilité pénale pour complicité dans les activités criminelles via réseaux d'information dès lors que le montant impliqué atteint cinq fois le seuil légal.
Citant des cas récents, le rapport mentionne qu'une cour intermédiaire du Gansu a récemment examiné une affaire impliquant une équipe de cambistes ayant utilisé Telegram pour créer des groupes de transactions hors ligne, effectuant des échanges entre USDT et yuans à taux élevé, avec un montant total impliqué dépassant 5,9 millions de yuans et des profits illégaux s'élevant à 880 000 yuans. Dans un autre cas survenu au Henan, un cambiste ayant réalisé des transactions via la plateforme U-MATOU et dégagé un bénéfice de 11 700 yuans a été condamné à huit mois d'emprisonnement ferme pour recel.
Les experts mettent en garde : même en l'absence de preuve des crimes en amont, les cambistes risquent d'être poursuivis pénalement pour complicité dans les activités criminelles via réseaux d'information si leurs transactions atteignent cinq fois le seuil légal. La distinction clé entre ces deux délits réside dans le degré de conscience subjective : le délit de recel exige une connaissance explicite des actes criminels du donneur d'ordre, tandis que celui d'aide et d'incitation ne nécessite qu'une prise de conscience potentielle de la nature criminelle.




