TechFlow, le 27 décembre, selon Bloomberg, avec la flambée du prix du bitcoin à un niveau record historique, la tokenisation des actifs redevient un sujet brûlant tant dans la finance traditionnelle que dans le domaine des cryptomonnaies. Cette technologie consistant à numériser des actifs physiques et à les enregistrer sur une blockchain attire désormais l'intérêt d'institutions de Wall Street telles que BlackRock, particulièrement après les perspectives de régulation assouplie sur les cryptomonnaies sous l'administration Trump et le lancement par BlackRock d'un fonds monétaire mutualisé et tokenisé. Ses partisans affirment que son potentiel pourrait dépasser celui d'Internet.
Cette nouvelle vague de tokenisation est portée par le marché haussier du bitcoin et l'élection de Trump, contrairement aux tentatives antérieures d'utilisation de la blockchain pour des cas comme le suivi des chaînes logistiques chez Walmart. Cette fois-ci, l'accent est mis sur la numérisation d'actifs financiers tels que l'immobilier ou les obligations. Des géants comme Visa, Tether et Mastercard accélèrent leurs initiatives en matière de tokenisation, tandis que la plateforme Kinexys de JPMorgan atteint un volume de transactions journalier de 2 milliards de dollars. Selon Boston Consulting Group, d'ici 2030, l'encours géré par les fonds tokenisés devrait passer de 2 milliards de dollars actuels à 600 milliards de dollars.
La tokenisation est perçue comme un moyen d'améliorer la liquidité des actifs, de réduire les coûts de transaction et d'accélérer leur traitement. Toutefois, elle reste exposée à des risques liés à la réglementation, aux cyberattaques et à des problèmes de valorisation. Certains experts mettent en garde contre la possibilité que des actifs de mauvaise qualité soient tokenisés. Malgré ces défis, la tokenisation est considérée comme une révolution potentielle du système financier moderne, susceptible de transformer profondément le fonctionnement des marchés.




