TechFlow, 19 novembre — Selon un article de Coindesk daté du 19 novembre, la plateforme de marchés prévisionnels Kalshi a affirmé dans un récent document judiciaire que si la CFTC américaine (Commission américaine pour le commerce des matières premières) désapprouve peut-être les paris liés aux élections, seule le Congrès dispose du pouvoir légal pour les interdire.
Kalshi est actuellement engagée dans un différend juridique avec la CFTC. En septembre dernier, cette dernière a tenté d'empêcher la mise sur le marché par Kalshi de certains contrats événementiels permettant aux traders de parier sur le parti qui contrôlerait la Chambre des représentants ou le Sénat après les élections de novembre. L'organisme de régulation a estimé que ces contrats proposés par Kalshi relevaient du « gaming » et d'« activités illégales selon les lois étatiques », et qu'ils étaient donc « contraires à l'intérêt public ».
En réponse, Kalshi a intenté une action en justice contre la CFTC devant le district de Columbia, l'accusant d'avoir outrepassé ses pouvoirs statutaires et violé la Loi sur les procédures administratives (APA) en tentant d'interdire les marchés prévisionnels électoraux. Dans son dernier mémoire, elle affirme que la CFTC a « inventé une définition arbitraire et orientée vers un résultat précis de 'gaming', se limitant uniquement aux paris sur des 'compétitions' (y compris les élections), sans inclure d'autres événements aléatoires — une segmentation arbitraire dénuée de tout fondement légal ».
Le tribunal de première instance a donné raison à Kalshi : la juge Jia Cobb lui a accordé un jugement sommaire, rejetant l'interprétation par la CFTC du Commodity Exchange Act (CEA) comme étant « trop large », et annulant l'ordonnance de la CFTC bloquant les contrats de Kalshi.
Après la décision de Cobb, la CFTC a demandé une suspension provisoire de l'ordonnance durant l'appel, demande que Cobb a rejetée. Lorsque la CFTC a ensuite sollicité la cour d'appel fédérale américaine pour bloquer temporairement les contrats liés aux élections, celle-ci a également rejeté la demande, à l’unanimité, arguant que la CFTC n’avait fourni aucune « base concrète » justifiant que ces contrats pourraient nuire à l’intérêt public.
Aujourd'hui, la CFTC forme officiellement appel de cette décision. Ce recours intervient alors que la CFTC cherche à élargir la définition du terme « gaming » afin d’y inclure les « compétitions politiques » ; si cette interprétation était adoptée, cela reviendrait à interdire effectivement les paris électoraux.
Dans les mémoires déposés vendredi dernier, Kalshi a réitéré les arguments présentés devant le tribunal inférieur et demande à la cour d'appel de confirmer la décision de la juge Cobb.




