TechFlow, le 11 septembre, selon Cointelegraph, la Chambre numérique (Digital Chamber), organisation de défense des cryptomonnaies et de la blockchain, a publié un communiqué appelant le Congrès américain à légiférer afin de définir clairement certains types de NFT (jetons non fongibles) comme des biens de consommation, les excluant ainsi du champ d'application des lois fédérales sur les valeurs mobilières. Cette initiative répond aux craintes d'une éventuelle action en justice de la part de la SEC contre la plateforme de NFT OpenSea.
Selon une information précédente, le PDG d'OpenSea a confirmé en août 2024 avoir reçu un avis Wells de la SEC, signe avant-coureur d'une action réglementaire imminente. La Chambre numérique a qualifié cette démarche de « surrégulation » de l'industrie des actifs numériques par la SEC.
Elle exhorte les législateurs à clarifier explicitement, dans le cadre juridique américain, que les NFT ne constituent pas des « produits financiers » et ne doivent pas être classés comme des valeurs mobilières soumises à la réglementation de la SEC. L'organisation critique la SEC et son président, Gary Gensler, pour leur approche consistant à « réguler par la répression », jugeant que cette méthode, combinée à l'absence de directives claires du Congrès, plonge l'industrie entière dans l'incertitude.
Dans son communiqué, la Chambre numérique insiste : « La conception initiale de la majorité des applications NFT n'a pas pour but de constituer des contrats d'investissement ou des instruments de spéculation financière. Même si les consommateurs peuvent occasionnellement réaliser des gains en revendant des NFT, cela reste comparable aux transactions portant sur des objets de collection ou des œuvres d'art traditionnels. Ces actifs numériques devraient donc être considérés comme des biens de consommation, et non comme des titres. »




