TechFlow, 3 septembre – Selon un article de Cointelegraph, Dan Albert, directeur exécutif de la Fondation Solana, a répondu lors d'une table ronde à la Semaine coréenne de la blockchain aux récentes critiques concernant la centralisation du réseau Solana. Ces critiques font suite au déploiement coordonné et confidentiel, le 9 août, d'un correctif crucial visant une vulnérabilité susceptible de provoquer des « problèmes d'activité » sur le réseau principal de Solana.
Laine, un validateur Solana, avait indiqué que cette faille pouvait entraîner un blocage complet du réseau. Le caractère confidentiel de la coordination et de la distribution du correctif, nécessaire pour empêcher les attaquants d'exploiter la vulnérabilité en l'analysant, a suscité des inquiétudes quant au niveau de décentralisation de Solana. Albert insiste sur le fait qu'une coordination efficace ne doit pas être confondue avec une centralisation. Il précise : « Solana compte 1 500 nœuds producteurs de blocs répartis dans le monde entier, gérés par un nombre presque équivalent d'individus. » Bien qu'il reconnaisse que certaines entreprises exploitent plusieurs nœuds, Albert explique que les communications avec les opérateurs de nœuds découlent de leur implication active au sein de la communauté et de l'écosystème.
Ce n'est pas la première fois que Solana fait face à des accusations de centralisation. En 2022, un membre de la communauté affirmait qu'un petit groupe pouvait avoir suffisamment d'influence pour arrêter et redémarrer le réseau. Toutefois, Unstoppable Finance, une entreprise de finance décentralisée (DeFi) basée sur Solana, a rejeté ces allégations, soulignant que Solana dispose d’un nombre de validateurs supérieur à celui d'autres blockchains et est en réalité bien plus décentralisé qu'on ne le pense généralement.




