TechFlow, 9 août – Selon Jinshi Data, lors d'une conférence de presse récente à son club de Mar-a-Lago, le candidat présidentiel républicain Donald Trump a affirmé que le président devrait avoir voix au chapitre sur les taux d'intérêt et la politique monétaire, marquant ainsi sa mise en cause la plus claire à ce jour de l'indépendance de la Réserve fédérale (Fed). Il a estimé que son instinct était souvent supérieur à celui des responsables de la Fed, critiquant particulièrement le président actuel Jerome Powell pour ses erreurs de timing dans les ajustements de taux.
Les critiques de Trump envers la Fed ne sont pas nouvelles : depuis longtemps, il exprime son mécontentement face au manque d'influence du pouvoir exécutif sur les taux d'intérêt. En réponse, Powell s'est engagé à ne pas céder aux pressions politiques. Depuis la fin des années 1970, les présidents américains ont généralement évité de critiquer publiquement les décisions de la Fed en matière de taux. Les propos de Trump ont suscité des inquiétudes quant à l'indépendance de la banque centrale, notamment sur une éventuelle ingérence dans les décisions de taux autour de l'élection présidentielle. Des économistes mettent en garde contre un risque d'erreurs politiques comparables au début des années 1970, lorsque la Fed, sous pression politique, avait maintenu une politique monétaire expansionniste entraînant une forte inflation.
Si Trump est élu, il aura l'opportunité de nommer le prochain président de la Fed, ce qui pourrait constituer un levier d'influence sur son indépendance. Le mandat de Jerome Powell en tant que président expire en 2026, tandis que son siège au conseil des gouverneurs prend fin en 2028. Des alliés de Trump ont déjà rédigé des propositions visant à affaiblir l'indépendance de la Fed, bien que son équipe de campagne n'ait pas officiellement reconnu ce plan pour l'instant.




