TechFlow – Le gouvernement fédéral suisse a annoncé le 19 mars que le Crédit Suisse serait racheté par le groupe UBS.
Lors d'une conférence de presse organisée le soir même, le gouvernement fédéral a indiqué que les récents retraits massifs de liquidités et la volatilité des marchés montraient qu'il n'était plus possible de restaurer la confiance nécessaire, et qu'une solution rapide et stabilisante était « absolument indispensable ». « Cette solution, c'est l'acquisition du Crédit Suisse par le groupe UBS. »
Le gouvernement fédéral a ajouté que, face à cette situation difficile, le rachat du Crédit Suisse par UBS constituait la meilleure solution pour restaurer la confiance actuellement absente sur les marchés financiers, ainsi que pour gérer au mieux les risques auxquels la Suisse et ses citoyens sont confrontés.
Dans un communiqué publié le même jour, le groupe UBS a précisé que selon les termes de cette opération entièrement payée en actions, chaque actionnaire du Crédit Suisse recevrait une action UBS pour 22,48 actions détenues, soit l'équivalent de 0,76 franc suisse par action (1 dollar américain valant environ 0,9252 franc suisse), pour une valeur totale de transaction de 3 milliards de francs suisses (3,3 milliards de dollars). Cette fusion donnera naissance à une entreprise disposant de plus de 5 000 milliards de dollars d'actifs sous gestion.
Le communiqué précise que cette acquisition s'est réalisée avec le soutien du gouvernement fédéral suisse, de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) et de la Banque nationale suisse (BNS). Les deux banques peuvent bénéficier d'un soutien en liquidités auprès de la BNS.
La Banque nationale suisse a publié une déclaration le 19 mars affirmant qu'elle fournirait une assistance en liquidités afin d'appuyer l'acquisition du Crédit Suisse par UBS.
Fondé en 1856, le Crédit Suisse exerce une influence importante sur les marchés financiers mondiaux. En février dernier, il a annoncé une perte nette de 7,3 milliards de francs suisses pour l'année 2022, marquant ainsi sa deuxième perte annuelle consécutive. Le 14 mars, la banque a publié un rapport indiquant que ses contrôles internes relatifs à la publication de ses comptes présentaient une « défaillance significative ». Lien vers l'article original




