TechFlow – Selon les informations de Sina Finance, la réunion de printemps 2021 du Forum international des finances (IFF) s'est tenue à Pékin. Lors de la session « Monnaie numérique et transformation numérique future » du forum, Yao Qian, directeur de l'Administration de la régulation technologique de la Commission de régulation des valeurs mobilières de Chine (CSRC), a indiqué que le développement de la monnaie numérique de banque centrale devait prendre en compte sept aspects essentiels :
Premièrement, la voie technologique : basée sur un compte ou sur un jeton ? Les deux approches – basée sur un compte et basée sur un jeton – ne sont pas mutuellement exclusives. En réalité, un jeton constitue lui-même un type de compte, plus précisément un compte cryptographique, une forme nouvelle de compte. Comparé aux comptes traditionnels, l'utilisateur dispose d'un meilleur contrôle personnel sur son compte cryptographique.
Deuxièmement, l’attribut de valeur : s’agit-il d’un passif direct de la banque centrale ou d’un passif des institutions opérationnelles ? La différence fondamentale réside dans le fait de savoir si, au poste des passifs du bilan de la banque centrale, figurent les monnaies numériques détenues par les utilisateurs finaux ou les réserves des institutions mandataires.
Troisièmement, l’architecture de fonctionnement : en couche unique ou en double couche ? L’architecture en double couche devient progressivement un consensus international. Le yuan numérique adopte également un système d’exploitation en double niveau. Personnellement, je pense que le choix entre exploitation en double couche ou en couche unique n’est pas non plus binaire. Imaginons que le dollar numérique ou le yen numérique soient directement exécutés sur des réseaux blockchain comme Ethereum ou Diem ; dans ce cas, les banques centrales pourraient utiliser leurs services BaaS (Blockchain as a Service) pour fournir directement aux utilisateurs la monnaie numérique sans passer par des intermédiaires financiers. Une exploitation en couche unique permettrait à la monnaie numérique de banque centrale d’atteindre plus efficacement les populations non bancarisées, favorisant ainsi l’inclusion financière.
Quatrièmement, la rémunération. Actuellement, le yuan numérique n’est pas rémunéré.
Cinquièmement, le modèle d’émission : émission ou échange ? La différence tient au fait que, dans le premier cas, l’opération est initiée par la banque centrale (offre active), tandis que dans le second, elle est lancée par l’utilisateur (échange selon la demande). Que la monnaie numérique soit générée par émission ou par échange dépend de sa définition et des besoins de la politique monétaire.
Sixièmement, les contrats intelligents. La monnaie numérique ne doit pas simplement imiter la monnaie physique. Pour tirer pleinement parti des avantages du numérique, la monnaie du futur devra nécessairement devenir une monnaie intelligente. Toutefois, lors des premières expérimentations, nous avons observé certains désastres systémiques dus à des failles de sécurité dans les contrats intelligents, ce qui montre que cette technologie doit encore mûrir. Ainsi, la monnaie numérique de banque centrale devrait commencer par des contrats intelligents simples, en tenant pleinement compte de la sécurité, puis étendre progressivement ses capacités.
Septièmement, les considérations réglementaires. Dans le monde numérique, des questions telles que l’authenticité de l’identité numérique, la protection de la vie privée, la sécurité relèvent de problématiques sociales plus larges nécessitant des recherches approfondies.
Yao Qian a précisé qu’il avait quitté la Banque populaire de Chine et que ses propos reflétaient uniquement son point de vue académique personnel, sans représenter ni la Banque populaire de Chine ni son institution actuelle.




