TechFlow rapporte que, le 18 juin, selon une information citée par *The Big Whale*, la France pourrait actuellement constituer la dernière option fiable pour Binance afin de maintenir son accès au marché européen, après le rejet de sa demande par la Grèce. Binance est en discussion avec l’Autorité des marchés financiers française (AMF), mais n’a pas encore déposé de demande officielle.
Selon les informations citées dans le rapport, les autorités grecques avaient initialement jugé le dossier de demande de Binance complet et conforme aux exigences du Règlement européen sur les marchés d’actifs numériques (MiCA), mais le refus final serait davantage imputable à des considérations politiques qu’à des problèmes réglementaires. Des sources indiquent par ailleurs que Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), aurait directement fait savoir au Premier ministre grec que Binance « n’était pas la bienvenue » en Europe ; cette position aurait ensuite été transmise au ministre des Finances et à la Commission hellénique des marchés des capitaux (HCMC).
Le rapport suggère que ces prises de position hautement stratégiques pourraient être motivées, en partie, par des préoccupations liées aux monnaies stables. En tant qu’un des principaux fournisseurs de liquidité sur le marché européen des monnaies stables, l’exclusion de Binance du marché européen risquerait d’affaiblir la liquidité des transactions portant sur ces actifs, et pourrait, dans une certaine mesure, créer des conditions plus favorables au lancement futur de l’euro numérique.
En outre, le rapport précise que le ministère français de l’Économie et des Finances ainsi que l’organisme français de lutte contre le blanchiment de capitaux Tracfin seraient favorables à l’intégration de Binance dans le cadre réglementaire français, afin de préserver la visibilité réglementaire sur les flux financiers de cette plateforme.



