TechFlow rapporte, le 30 mai, qu’après avoir été signalé par ZDNet Korea, l’Institut coréen d’analyse des renseignements financiers (FIU) a provisoirement décidé de ne pas poursuivre l’application d’une disposition controversée du projet de révision de la « Loi sur les informations financières spécifiques ». Cette disposition prévoyait initialement que les institutions concernées devraient soumettre un rapport de transaction suspecte (STR) chaque fois qu’un utilisateur transférerait des actifs virtuels d’une valeur supérieure à 10 millions de won coréens (environ 7 300 dollars américains) vers un compte à l’étranger ou vers un portefeuille personnel.
Précédemment, l’Association coréenne des bourses d’actifs numériques (DAXA) s’était exprimée sur cette proposition, estimant que ce mécanisme d’obligation déclarative risquait d’accroître les coûts de conformité pour les plateformes d’échange et d’allonger les délais de transfert pour les utilisateurs, imposant ainsi un fardeau supplémentaire au fonctionnement du secteur.
Néanmoins, le FIU continuera de mettre en œuvre son plan visant à étendre le champ d’application de la règle « Travel Rule ». Conformément à ce plan, la réglementation, qui s’applique actuellement aux transferts d’actifs virtuels supérieurs à 1 million de won coréens, sera étendue aux transactions inférieures à ce seuil (soit environ 730 dollars américains), afin d’accroître la transparence et la traçabilité des flux de fonds liés aux actifs numériques.
La règle « Travel Rule » constitue un élément essentiel du cadre mondial de lutte contre le blanchiment d’argent (LBC). Elle exige que les prestataires de services d’actifs virtuels échangent, lors d’un transfert, les informations relatives à l’expéditeur et au destinataire. Les autorités de régulation coréennes poursuivent activement l’élaboration et l’amélioration de ces règles afin de renforcer la surveillance du marché des actifs numériques.




