TechFlow rapporte que, le 21 mai, Guy Wuollet, associé général chez a16z crypto, a publié un article selon lequel le secteur financier connaît une « migration numérique » similaire à celle observée à l’ère du cloud computing, la blockchain constituant désormais l’infrastructure fondamentale qui en accélère la transformation. L’adoption de la blockchain par Wall Street ne repose pas sur des principes idéologiques de « décentralisation », mais répond à des besoins concrets liés au risque de contrepartie, à l’efficacité des règlements et à la nécessité d’un mécanisme équitable d’ordonnancement des transactions.
Les « actifs numériques », dans leur essence, correspondent au processus de migration vers la chaîne de blocs de l’architecture sous-jacente des systèmes financiers, phénomène comparable à la transition des systèmes informatiques d’entreprise, passant des infrastructures locales aux services cloud. Lorsque les actifs financiers s’exécutent sur une infrastructure partagée et programmable, ils bénéficient d’une caractéristique clé : la « compositionnalité ». Cela permet aux actifs d’être combinés et étendus librement, à l’instar des logiciels, réduisant ainsi considérablement les coûts de développement et augmentant globalement l’efficacité de l’innovation dans les systèmes financiers. Cette tendance conduira progressivement la finance traditionnelle d’un « système fermé de rapprochement comptable » vers un « réseau coordonné sur chaîne de blocs », tandis que la technologie blockchain deviendra, au fil de ce processus, un composant standard de l’infrastructure financière.




