TechFlow rapporte que, le 9 mai, LayerZero a publié un message officiel sur X (anciennement Twitter) pour présenter des excuses publiques concernant l’incident de sécurité survenu au cours des trois dernières semaines, ainsi que les insuffisances dans la communication à ce sujet.
Concernant l’incident, un service RPC interne de LayerZero Labs a été attaqué par le groupe de hackers nord-coréen Lazarus Group, entraînant une contamination des sources de données de ses nœuds de vérification décentralisés (DVN). Parallèlement, les fournisseurs externes de services RPC ont également subi des attaques par déni de service distribué (DDoS). Cet incident a affecté une seule application (soit 0,14 % du total des applications déployées sur LayerZero), représentant environ 0,36 % de la valeur totale des actifs gérés via le protocole. Le protocole LayerZero lui-même n’a pas été compromis ; plus de 9 milliards de dollars d’actifs ont continué à être transférés normalement entre blockchains après l’incident.
LayerZero Labs reconnaît qu’il avait précédemment autorisé l’utilisation de configurations « 1/1 » (un seul nœud DVN) pour sécuriser certaines transactions à haute valeur, ce qui constituait un risque de point de défaillance unique. L’entreprise assume donc une responsabilité managériale dans ce défaut de vigilance. En outre, LayerZero révèle qu’il y a trois ans et demi, l’un des signataires multisignatures avait utilisé à tort son portefeuille matériel multisignature pour effectuer des transactions personnelles ; ce signataire a depuis été retiré et le portefeuille concerné a été entièrement remplacé.
En matière de mesures correctives, LayerZero Labs annonce : l’arrêt immédiat de toute prise en charge des configurations DVN « 1/1 » ; la migration progressive de toutes les configurations de chemins vers une configuration multisignature par défaut de type « 5/5 », avec un minimum requis de « 3/3 » ; le développement d’un second client DVN, écrit en Rust, afin d’assurer une plus grande diversité des clients ; le lancement d’un outil dédié à la multisignature, nommé OneSig, visant à renforcer la sécurité des signatures ; et la mise en ligne de la plateforme centralisée Console, permettant la configuration des émissions d’actifs ainsi que la détection d’anomalies.




