TechFlow rapporte, le 30 avril, qu’un nouveau rapport de l’Anti-Corruption Data Collective (ACDC), une organisation à but non lucratif spécialisée dans la recherche, révèle, selon un article de CoinDesk, une forte concentration des gains sur la plateforme de marchés prédictifs Polymarket, suggérant la possibilité d’un problème d’initié plus étendu que les paris antérieurs effectués par des initiés sur l’opération surprise au Venezuela. L’étude, qui analyse 435 000 marchés réglés entre janvier 2021 et mi-mars 2026, représentant un volume total de transactions de 54,4 milliards de dollars, montre que les paris à faible probabilité portant sur des marchés liés aux décisions gouvernementales — notamment dans les domaines militaire et de la défense — enregistrent des taux de réussite anormalement élevés. Ainsi, dans les marchés politiques, ce type de « paris impopulaires » affiche un taux de réussite moyen d’environ 14 %, tandis que, pour certains contrats liés au domaine militaire, ce taux dépasse même 50 %.
Prenons l’exemple de la frappe aérienne américaine contre l’Iran en juin 2025 : quelques heures avant l’attaque, 19 paris à faible probabilité, d’un montant total de 164 000 dollars, ont été massivement placés sur le contrat « OUI », qui s’est finalement concrétisé. Huit portefeuilles ont ainsi engrangé environ 1,8 million de dollars de bénéfices, dont un seul portefeuille en a réalisé près de 500 000 dollars. L’ACDC recommande à Polymarket de rendre obligatoire la vérification de l’identité des utilisateurs, d’introduire des paiements conditionnels pour les paris suspects, de limiter les marchés dont le résultat dépend d’un nombre restreint d’individus, et de réduire la granularité excessive des contrats.




