TechFlow rapporte que, le 22 avril, une note de recherche de China International Capital Corporation (CICC) indique que Kevin Warsh, candidat désigné à la présidence de la Réserve fédérale américaine, a comparu devant la Commission bancaire du Sénat et y a exposé sa position centrale consistant à mener simultanément deux politiques : la réduction du bilan de la Fed et la baisse des taux d’intérêt. Sur le plan du bilan, il s’est clairement opposé à la normalisation de la politique d’assouplissement quantitatif (AQ) et a préconisé une réduction progressive et ordonnée de la taille du bilan de la Réserve fédérale, afin de se retirer de fonctions quasi budgétaires et de recentrer l’institution sur son rôle fondamental de mise en œuvre de la politique monétaire. Sur le plan des taux d’intérêt, bien qu’il n’ait pas formulé d’engagement explicite, ses déclarations laissent déjà entrevoir une orientation vers une baisse des taux.
Dans notre analyse, les propositions politiques de Warsh ne constituent pas seulement un ajustement du mécanisme d’émission monétaire, mais aussi une extension, dans le domaine monétaire, de la stratégie « l’Amérique d’abord » face à la vague de démondialisation : la Fed passerait ainsi d’une « banque centrale mondiale » fournissant indéfiniment des liquidités au reste du monde à une institution qui contrôle rigoureusement le robinet monétaire global, concentre son action sur la productivité nationale et insiste sur la souveraineté monétaire. Nous estimons que ce changement implique une révision de la narration selon laquelle les liquidités en dollars connaîtraient une expansion continue ; les actifs reposant uniquement sur la dynamique des liquidités ou bénéficiant d’une « surabondance de dollars » pourraient dès lors subir des pressions. (Jinshi)




