TechFlow informe que, le 20 avril, Chloe (@ChloeTalk1), auteure de la chronique HTX DeepThink et chercheuse chez HTX Research, a analysé le fait que la variable macroéconomique centrale des marchés cryptographiques passe rapidement d’un « choc inflationniste » à une « révision des anticipations déflationnistes liée à une détente géopolitique ». Avec la conclusion d’un cessez-le-feu temporaire entre Israël et le Liban, ainsi que la possibilité d’une reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran ce week-end, les marchés commencent à réévaluer la « désescalade des conflits au Moyen-Orient ». Ce changement a un impact direct : la prime de risque sur les marchés de l’énergie se relâche, les anticipations d’une baisse des cours du pétrole s’intensifient, affaiblissant ainsi la logique inflationniste précédemment portée par les coûts énergétiques.
Pour les actifs macroéconomiques, cela marque un tournant décisif : le récit central qui soutenait jusqu’alors des actifs « anti-inflationnistes » tels que l’or ou le bitcoin — à savoir que les chocs énergétiques font grimper l’inflation et obligent les banques centrales à tolérer des niveaux de prix plus élevés — est désormais partiellement inversé. Si les négociations sur le dossier nucléaire iranien aboutissent à des progrès tangibles, voire à un accord intermédiaire (par exemple, une limitation des activités nucléaires, une levée partielle des sanctions ou une libération de l’offre pétrolière), les cours du pétrole pourraient connaître une baisse structurelle, entraînant une diminution des anticipations d’inflation dans les mois à venir. Cela atténuerait directement la pression haussière sur les taux d’intérêt et offrirait une fenêtre temporaire de rétablissement aux actifs à risque.
Cependant, il convient de rester vigilant : cette « anticipation de paix » demeure actuellement dans une phase de très grande incertitude. Les conditions avancées par Donald Trump — notamment le traitement des matières nucléaires, l’ouverture du détroit d’Hormuz, voire l’approvisionnement en « pétrole gratuit » — n’ont pas encore été confirmées officiellement par l’Iran, tandis que les pays du Golfe et l’Europe considèrent généralement qu’un accord nécessiterait encore plusieurs mois. Autrement dit, les marchés opèrent actuellement davantage sur la base d’« anticipations optimistes » que de changements fondamentaux concrètement réalisés. En cas de rebondissement dans les négociations ou de nouvelle escalade du conflit, les prix de l’énergie et les anticipations d’inflation rebondiraient rapidement, provoquant une nouvelle vague de volatilité.
Dans ce cadre, la logique de valorisation à court terme des marchés cryptographiques devient plus complexe. D’un côté, l’atténuation des anticipations d’inflation favorise une baisse des taux d’intérêt et améliore les conditions de liquidité, ce qui soutient le BTC ; de l’autre, une chute rapide des anticipations d’inflation pourrait également affaiblir l’attrait marginal du bitcoin en tant qu’actif « anti-inflationniste ». Cela signifie que le BTC pourrait entrer dans une phase de « basculement interne de ses fonctions de couverture macroéconomique », passant d’une logique purement anti-inflationniste à une double valorisation simultanée, influencée à la fois par la liquidité et l’appétit pour le risque.
Sur le plan stratégique, il n’est pas opportun actuellement de miser massivement sur une seule direction macroéconomique. Une approche préférable consiste à maintenir une position centrale sur le BTC tout en surveillant attentivement les opportunités de trading liées aux événements. Si la situation au Moyen-Orient continue de se détendre, si les cours du pétrole baissent et si les taux d’intérêt reculent, on peut envisager de participer à la hausse des actifs à risque ; à l’inverse, si les négociations échouent ou si le conflit s’intensifie, il convient de rester vigilant face à un rebond potentiel des prix de l’énergie et des anticipations d’inflation, susceptible de provoquer un repli rapide des marchés. Globalement, les marchés cryptographiques traversent actuellement une période critique de transition, où les variables géopolitiques dominent la volatilité à court terme, tandis que la liquidité macroéconomique détermine la tendance à moyen terme.
Remarque : Le contenu de cet article ne constitue ni un conseil en investissement, ni une offre, une sollicitation d’offre ou une recommandation relative à quelque produit d’investissement que ce soit.




