TechFlow rapporte, le 11 avril, qu’après avoir été citée par Bloomberg, la bourse cryptographique Gemini (GEMI), fondée par les jumeaux Winklevoss, a vu sa valorisation chuter de plus de 50 % cette année ; son cours de l’action a reculé de plus de 50 % sur la même période. L’entreprise a procédé à des licenciements représentant environ 30 % de ses effectifs et s’est retirée de principaux marchés étrangers tels que le Royaume-Uni, l’Union européenne et l’Australie, ce qui a considérablement accru la pression sur ses finances.
Selon des sources bien informées, Gemini étudie actuellement une proposition visant à demander aux fondateurs jumeaux de renoncer à leurs créances ou de convertir en actions le prêt d’environ 330 millions de dollars qu’ils ont accordé à l’entreprise. Ce prêt est principalement fourni via Winklevoss Capital Fund LLC. Au 31 décembre 2025, Gemini devait encore 4 619 bitcoins à ce fonds, soit une valeur supérieure à 330 millions de dollars au cours en vigueur à cette date. En tant que principaux actionnaires contrôlants de la société, les jumeaux Winklevoss pourraient, si cette opération se concrétise, modifier directement la structure du capital de Gemini.
Après la publication de ce reportage, le cours de l’action de Gemini a brièvement augmenté d’environ 9 %, mais reste en forte baisse sur l’ensemble de l’année. Par le passé, l’entreprise a déjà connu des départs de cadres dirigeants, une réorientation stratégique vers les marchés prédictifs ainsi que des poursuites intentées par des actionnaires. Cette nouvelle controverse autour du prêt met une fois encore en lumière l’impact persistant de l’hiver crypto sur les bourses.




