TechFlow rapporte, le 1er avril, qu’après une information de Bloomberg, Malte, le plus petit État membre de l’Union européenne, s’oppose publiquement à une proposition visant à centraliser le pouvoir de régulation des cryptomonnaies au sein de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), dont le siège est à Paris.
Si le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen font avancer cette proposition — les partisans prévoient que le processus pourrait être lancé dès cet été — Malte devra renoncer à son pouvoir de régulation directe sur des acteurs tels que Crypto.com et Gemini.
Depuis longtemps, Malte attire un grand nombre d’entreprises du secteur des cryptomonnaies grâce à un cadre réglementaire souple, ce qui lui a valu le surnom d’« île de la blockchain ». Le pays a désormais engagé un bras de fer public avec l’UE sur la question de la centralisation réglementaire, adoptant une attitude nettement différente de celle habituellement privilégiée par les États membres dans les désaccords relatifs à la régulation financière, à savoir la diplomatie discrète.




