TechFlow rapporte, le 1er avril, qu’après un article de CoinDesk, Charles Hoskinson, fondateur de Cardano, a vivement critiqué la loi américaine « CLARITY » sur les marchés d’actifs numériques. Il a mis en garde contre le fait que, même si cette loi était adoptée, sa mise en œuvre complète pourrait prendre jusqu’à 15 ans, et qu’elle serait particulièrement sujette à être « instrumentalisée » à des fins politiques suite aux changements de majorité au Congrès. Selon lui, l’effondrement de FTX a constitué un tournant décisif dans l’attitude soudainement négative adoptée par les démocrates à l’égard du secteur de la cryptographie, ce qui a exacerbé les clivages politiques et rendu encore plus difficile toute coopération législative entre les deux partis.
Hoskinson critique également le fait que la loi classe par défaut tout nouveau projet comme un titre financier, créant ainsi, de facto, une « zone de protection » pour des jetons déjà établis tels que Cardano, XRP ou Ethereum, tandis qu’elle entrave fortement le développement des nouveaux projets. En outre, il estime que la loi se concentre excessivement sur le cadre réglementaire américain, négligeant des cadres mondiaux tels que le règlement européen MiCA, ou ceux de Singapour et du Japon, ce qui risque d’aboutir à une incompatibilité entre les normes américaines et européennes. Il déclare sans détour : « Nous avions presque une fenêtre d’opportunité, mais aujourd’hui, je ne crois plus qu’elle sera saisie. »




