TechFlow rapporte que, le 20 mars, Chloe (@ChloeTalk1), auteure de la chronique HTX DeepThink et chercheuse chez HTX Research, a analysé la dynamique actuelle selon laquelle l’impact des variables macroéconomiques sur le marché des cryptomonnaies a évolué : il ne s’agit plus d’une « anticipation de politique monétaire accommodante qui stimule l’appétit pour le risque », mais désormais d’une double pression résultant d’une « persistance prolongée des taux d’intérêt élevés » combinée à un « choc énergétique qui accroît les risques de poussée inflationniste résiduelle ». Bien que la Réserve fédérale maintienne dans ses prévisions médianes une baisse de taux possible cette année, le message central transmis par Jerome Powell est clair : aucune nouvelle baisse de taux ne devrait être attendue tant que l’inflation ne montrera pas de recul substantiel. En conséquence, les rendements des obligations du Trésor américain à court terme ont immédiatement augmenté, reflétant une révision par le marché de ses anticipations excessivement optimistes concernant les baisses de taux. Pour le marché des cryptomonnaies, les jetons alternatifs à fort bêta, les jetons liés au thème de l’intelligence artificielle ainsi que les actifs purement porteurs de récits seront particulièrement vulnérables.
Dans le même temps, la détérioration de la situation au Moyen-Orient fait remonter les cours du pétrole, ravivant le risque d’une « deuxième vague inflationniste ». Il ne s’agit pas ici d’un simple dilemme binaire entre « actifs refuges » et « actifs à risque », mais bien d’un test plus profond de la liquidité globale : la hausse des prix du pétrole réduit le budget disponible pour les investissements à risque, tant pour les ménages que pour les institutions, ce qui exerce une pression générale sur les actifs à risque — y compris le bitcoin (BTC), qui ne saurait y échapper. Toutefois, si les tensions géopolitiques s’intensifient davantage et si les craintes liées aux risques souverains gagnent en ampleur, le BTC pourrait retrouver une partie de sa logique de « couverture macroéconomique ». À court terme, une distinction structurelle s’impose : le BTC pourrait afficher une relative résilience face aux baisses, tandis que les jetons alternatifs et les actifs porteurs de récits fortement valorisés subiraient une volatilité accrue.
Bien que la Banque du Japon n’ait pas modifié sa politique monétaire pour l’instant, sa trajectoire future reste orientée vers une hausse des taux. Si le yen continue de se déprécier sans qu’une orientation plus ferme vers une politique monétaire restrictive ne soit fournie, les fluctuations des opérations de carry trade à l’échelle mondiale pourraient à nouveau s’amplifier, entraînant probablement un recul synchronisé sur le marché des cryptomonnaies. Au cours des prochaines semaines, deux variables méritent une attention particulière : premièrement, les données américaines relatives à l’inflation et à l’emploi renforceront-elles l’anticipation d’une « persistance prolongée des taux élevés » ? Deuxièmement, la Banque du Japon émettra-t-elle, autour d’avril, des signaux clairs d’une future hausse des taux ? Si ces deux facteurs convergent dans un sens « faucon » (hawkish), le marché des cryptomonnaies restera très probablement dans une phase caractérisée par une « forte volatilité, une importance accrue des différences structurelles entre actifs, et une moindre sensibilité au bêta ».
Sur le plan de l’observation du marché, le contexte actuel semble davantage propice à une stratégie d’allocation défensive. Le BTC, grâce à sa liquidité, à son large consensus de marché et à certaines de ses caractéristiques de refuge, pourrait offrir une performance relativement plus stable en période d’incertitude macroéconomique ; l’évolution du prix de l’Ethereum (ETH), quant à elle, dépendra davantage de l’activité sur la chaîne, des flux entrants vers les fonds négociés en bourse (ETF) et de la reprise de l’appétit pour le risque. La plupart des jetons alternatifs, en revanche, font face à une pression à la compression de leur valorisation. Globalement, le marché passe d’une phase dominée par l’« anticipation d’une politique monétaire accommodante » à un nouvel environnement marqué par l’« adaptation aux taux restrictifs et aux chocs géopolitiques ». À court terme, la tendance principale ne sera donc probablement pas une expansion généralisée du risque, mais plutôt une attente de la clarification de la trajectoire macroéconomique afin d’ouvrir une fenêtre de réévaluation des actifs.
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