TechFlow rapporte que, le 17 mars, le market maker crypto Wintermute a publié sur les réseaux sociaux une déclaration indiquant que la situation au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine d’escalade : le pétrole Brent a grimpé de 26 % sur la semaine, et les marchés ont revu à la baisse leurs anticipations de baisses de taux pour 2026, ne prévoyant désormais plus qu’une seule réduction. Dans ce contexte, le marché des actifs numériques s’est comporté mieux que toutes les principales classes d’actifs, à l’exception du pétrole brut : le BTC a progressé sur la semaine, tandis que les actions, les obligations et l’or ont tous reculé. Pour le BTC, les niveaux de résistance clés à surveiller se situent à 74 000 $ et à 80 000 $.
Sur le plan des actifs numériques, le BTC a rebondi d’environ 10 % depuis son plus bas du lundi, enchaînant sept bougies vertes consécutives sur les graphiques journaliers et repassant au-dessus de la barre des 71 000 $. L’ETH a suivi cette hausse et s’est maintenu au-dessus de 2 000 $. L’indicateur de prime BTC de Coinbase a été réinitialisé ; la pression structurelle de décote, persistante depuis plusieurs mois, a ainsi disparu. Les ETF spot Bitcoin ont enregistré, pour la première fois en 2026, cinq jours consécutifs de flux nets entrants, totalisant 767 millions de dollars, dont 251 millions de dollars le lundi, principalement portés par l’ETF IBIT. Les ETF Ethereum ont, quant à eux, affiché quatre jours consécutifs de flux nets entrants, d’un montant cumulé d’environ 160 millions de dollars. Strategy a de nouveau accru ses positions en BTC la semaine dernière, achetant 22 337 unités supplémentaires, portant son stock total à plus de 761 000 BTC. Bitmine a, pour sa part, acquis 60 999 ETH supplémentaires, portant son exposition totale à 4,596 millions d’ETH. La Fondation Ethereum a vendu directement 5 000 ETH à Bitmine via des transactions de gré à gré. L’indice de volatilité implicite du BTC (DVOL) est passé de 61 à 51, tandis que la corrélation entre le BTC et les actions s’est nettement atténuée.
Sur le plan macroéconomique, l’indice PCE sous-jacent annuel s’élève à 3,1 %, le nombre de postes créés non agricoles est de –92 000, et le taux de chômage atteint 4,4 % : la stagflation est désormais devenue le scénario de référence. Cette semaine, la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque du Japon et la Banque d’Angleterre publieront simultanément leurs décisions monétaires — un événement sans précédent ces derniers mois en termes d’impact macroéconomique concentré sur une seule journée.




