TechFlow rapporte que, le 17 mars, selon un article de l’agence économique asiatique, la Police nationale coréenne a récemment finalisé un projet d’instruction sur la gestion des actifs virtuels saisis. Il s’agit de la première fois que des directives spécifiques relatives aux « monnaies obscures » (cryptomonnaies à fort degré d’anonymat) sont intégrées dans ce type de texte réglementaire, et que des modalités claires de gestion des portefeuilles logiciels (« portefeuilles chauds ») sont définies. En raison de la difficulté à suivre les transactions effectuées avec ces monnaies obscures, elles ont été utilisées dans des affaires criminelles telles que l’affaire « Chambre N » ou encore dans des activités de blanchiment d’argent menées par la Corée du Nord. Selon les données disponibles, la valeur totale, évaluée au cours du jour de saisie, des actifs virtuels saisis par la police coréenne au cours des cinq dernières années s’élève à environ 54,5 milliards de won coréens, dont environ 50,7 milliards de won en bitcoins et environ 1,8 milliard de won en ethers.
Par ailleurs, la Police nationale prévoit de désigner, au premier semestre de cette année, un prestataire privé chargé de la garde des actifs saisis. Toutefois, les trois appels d’offres lancés précédemment se sont soldés par des échecs, principalement en raison d’un budget limité à 83 millions de won coréens et d’une taille insuffisante des prestataires qualifiés. Des experts recommandent la mise en place d’un système national unifié et professionnel de garde des actifs, placé sous l’égide du gouvernement, afin de prévenir les failles de sécurité et les risques internes.




