TechFlow rapporte, le 16 mars, que selon le China Securities Journal, le volume des transactions de stablecoins sur la blockchain à l’échelle mondiale en 2025, après élimination des doublons et des transactions fictives, s’élève à environ 25 000 milliards de dollars américains. Toutefois, les transactions soutenues par un réel usage de paiement représentent moins de 1 % de ce total, la grande majorité étant constituée de « transactions gonflées ».
Cette analyse couvre 36 stablecoins majeurs circulant sur 16 blockchains publiques dominantes, notamment Ethereum, Tron et Solana. Elle révèle que les « transactions gonflées » proviennent principalement de trois catégories : premièrement, les transferts internes de fonds au sein d’une même entité, c’est-à-dire les virements entre différents portefeuilles ou protocoles appartenant à une même institution ; deuxièmement, les transferts fractionnés opérés par des protocoles sur la blockchain, où une seule opération commerciale génère plusieurs appels internes successifs, entraînant une inflation artificielle du volume transactionnel ; troisièmement, l’utilisation des stablecoins comme monnaie intermédiaire dans les échanges de cryptomonnaies à des fins spéculatives, ce qui conduit à comptabiliser plusieurs fois le même montant.
En ce qui concerne les scénarios de paiement réels, 15 principales sociétés de paiement cryptographique — notamment Coinbase, BVNK, BitPay et Binance Pay — ont traité, en 2025, pour un montant total de 132 milliards de dollars américains de transactions en stablecoins. Les organisations internationales de cartes bancaires, telles que Visa, ont quant à elles traité environ 4,5 milliards de dollars américains de transactions liées aux stablecoins. Même en intégrant dans les statistiques l’usage des stablecoins dans des activités illégales telles que le blanchiment d’argent, la fraude téléphonique ou les jeux d’argent en ligne, la part des transactions véritablement ancrées dans un contexte de paiement réel demeure inférieure à 1 %.




