TechFlow rapporte, le 10 mars, qu’après une information publiée par Dlnews, les tribunaux sud-coréens envisagent d’appliquer de nouvelles lignes directrices excluant des calculs de liquidation les dettes découlant d’investissements en actions ou en cryptomonnaies, ce qui réduira le montant total que les débiteurs devront rembourser aux créanciers dans le cadre de la procédure de réorganisation personnelle. Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur ce mois-ci dans les tribunaux de Daejeon, Daegu et Gwangju.
Il s’agit de la dernière mesure prise par le gouvernement sud-coréen pour faire face au problème de l’endettement. En 2025, le ratio de la dette des ménages par rapport au PIB a atteint 92 % dans ce pays, et le gouvernement s’est engagé à limiter le taux de croissance de cette dette à 3,8 %. Les tribunaux de Suwon et de Busan ont déjà commencé à classer certaines pertes liées aux investissements en cryptomonnaies et en bourse comme des pertes « sur le patrimoine ordinaire », et non plus comme des « dettes spéculatives ». En 2024, le juge Lee Seok-jun, du tribunal de faillite de Séoul, avait appelé le gouvernement à établir davantage de réglementations destinées à protéger les investisseurs en cryptomonnaies. Le tribunal de réorganisation de Daegu a quant à lui indiqué qu’il sanctionnerait tout débiteur ayant « sciemment dissimulé » un achat de cryptomonnaies et tenté de le faire passer pour un « investissement raté ».




