TechFlow rapporte, le 5 mars, qu’une récente étude de l’économiste de Stanford Erik Brynjolfsson, publiée par Fortune, révèle une corrélation significative entre la hausse du salaire minimum et l’adoption des robots industriels. Les données montrent qu’une augmentation de 10 % du salaire minimum accroît d’environ 8 % la probabilité qu’une entreprise manufacturière adopte des robots. Cette découverte fait écho à une autre étude publiée en août 2025, dans laquelle Brynjolfsson avait démontré que l’intelligence artificielle exerçait déjà « un impact significatif et disproportionné » sur les emplois de bureau débutants, entraînant une baisse relative de 13 % du taux d’emploi des jeunes travailleurs dans les secteurs fortement exposés à l’IA.
Prises ensemble, ces deux études esquissent un paysage du marché du travail soumis à une pression croissante aux deux extrêmes : l’IA érode les emplois de bureau depuis le haut de la hiérarchie professionnelle, tandis que l’automatisation remplace les postes ouvriers depuis le bas. Les chercheurs recommandent aux décideurs politiques de mettre en place des programmes de reconversion professionnelle et d’offrir un soutien ciblé aux petites entreprises afin d’atténuer les effets potentiels de substitution d’emplois.




