TechFlow rapporte, le 25 janvier, qu’un article de Cointelegraph indique que des professionnels du secteur avertissent que, si la loi américaine sur la structure des marchés cryptographiques (CLARITY Act) impose des restrictions aux rendements offerts par les stablecoins, cela pourrait chasser des capitaux des marchés américains réglementés vers des structures financières offshore à faible transparence et vers des produits dits de « dollars synthétiques ».
Colin Butler, responsable des marchés chez Mega Matrix, déclare que l’interdiction pour les stablecoins conformes à la réglementation d’offrir des rendements à leurs détenteurs ne protège pas le système financier américain, mais marginalise plutôt les acteurs réglementés et accélère le transfert de capitaux hors des limites réglementaires. Or, la monnaie numérique chinoise (e-CNY) est déjà dotée d’une fonctionnalité de rémunération, tandis que Singapour, la Suisse et les Émirats arabes unis développent activement des cadres permettant la rémunération des actifs numériques. Une interdiction américaine des rendements versés par les stablecoins adossés au dollar américain et conformes à la réglementation risquerait donc de nuire à la compétitivité mondiale des États-Unis.
On signale qu’aux termes de la loi GENIUS Act, déjà entrée en vigueur, les stablecoins à vocation de paiement tels que l’USDC doivent être entièrement adossés à des liquidités ou à des bons du Trésor américain à court terme, et ne peuvent pas verser directement d’intérêts ; ils sont ainsi considérés comme une « monnaie numérique ».




