TechFlow rapporte que, le 21 avril, le prestataire de services de gestion des risques d’Aave, LlamaRisk, a publié un rapport sur l’incident : le 18 avril 2026, un attaquant a exploité une vulnérabilité dans le routeur rsETH d’« Kelp » sur LayerZero V2 Unichain vers Ethereum (défaut de configuration du DVN à « 1 sur 1 »), permettant la falsification de paquets entrants et la libération illégale de 116 500 rsETH depuis l’adaptateur côté Ethereum. Parmi ces jetons, 89 567 ont été déposés comme garantie sur plusieurs marchés d’Aave V3 (y compris sur Ethereum Core et Arbitrum), permettant ainsi d’emprunter environ 82 650 WETH (soit environ 191 millions de dollars américains) et 821 wstETH.
Actuellement, l’adaptateur ne contient plus que 40 373 rsETH, tandis que le montant total des réclamations rsETH sur la chaîne distante s’élève à 152 577 rsETH, ce qui laisse un déficit considérable. Selon la méthode retenue pour la répartition des pertes, Aave fait face à deux scénarios de créances irrécouvrables : Scénario 1 (répartition globale) : perte estimée à environ 123,7 millions de dollars américains, avec une pression particulièrement forte sur Ethereum Core ; Scénario 2 (pertes limitées aux L2) : perte estimée à environ 230,1 millions de dollars américains, entraînant un déficit des réserves en WETH atteignant 71,45 % sur Mantle et 26,67 % sur Arbitrum.
Après l’incident, les gardiens du protocole Aave et les gestionnaires des risques ont immédiatement gelé les réserves rsETH/wrsETH sur l’ensemble des 11 marchés concernés et ramené le ratio LTV à zéro. Par ailleurs, les taux d’intérêt multi-chaînes applicables au WETH ont été réduits et l’emprunt de WETH a été suspendu. Les contrats intelligents d’Aave n’ont pas été compromis, et la logique du protocole fonctionne normalement. La trésorerie de la DAO Aave détient actuellement environ 181 millions de dollars américains d’actifs, offrant une certaine capacité de couverture des créances irrécouvrables ; des acteurs de l’écosystème concernés ont également formulé des engagements de soutien préliminaires. La suite des mesures à prendre dépendra de la décision officielle de Kelp concernant la répartition des pertes.




