TechFlow rapporte, le 3 mars, qu’après une information publiée par Coinpost, l’Agence japonaise des services financiers (FSA) envisage d’ouvrir une enquête contre les entités responsables du « SANAE TOKEN ». Selon la Loi japonaise sur le règlement des fonds, l’émission de monnaies virtuelles exige l’obtention d’une licence d’exploitation en tant qu’entreprise de négociation d’actifs cryptographiques. Or, il n’a pas encore été confirmé si les entreprises impliquées dans l’émission de ce jeton ont bien obtenu cette licence. Comme ce jeton utilise le nom du Premier ministre japonais en exercice, son impact social est important, et la FSA pourrait donc procéder à une vérification factuelle afin de déterminer s’il y a eu émission illégale sans licence.
Selon les informations rapportées, le « SANAE TOKEN » a été annoncé le 25 février par le compte officiel YouTube de la chaîne « NoBorder », présenté comme un jeton incitatif destiné à un projet visant à moderniser le système démocratique. Bien que l’émetteur affirme avoir accompli toutes les démarches juridiques nécessaires et assure qu’aucune infraction n’a été commise, l’utilisation, sur le site web, du nom et d’illustrations du Premier ministre japonais en exercice, Takashi Kishida, ainsi que la suggestion implicite d’un soutien ou d’une approbation de sa part, ont suscité des critiques tant au sein de la profession que dans le grand public.
Dans une précédente déclaration, le Premier ministre Takashi Kishida a publié, le 2 mars, un message sur la plateforme X (anciennement Twitter), démentant tout lien avec ce jeton ; le cabinet du Premier ministre a également publié un communiqué affirmant qu’« aucune autorisation n’a été accordée ».




