
Résumé du marché du 21 avril : la série de 13 hausses consécutives de l’indice Nasdaq prend fin, mais l’indice Russell 2000 atteint un nouveau sommet historique.
TechFlow SélectionTechFlow Sélection

Résumé du marché du 21 avril : la série de 13 hausses consécutives de l’indice Nasdaq prend fin, mais l’indice Russell 2000 atteint un nouveau sommet historique.
Le marché des cryptomonnaies est passé d’une « tarification fondée sur la peur géopolitique » à une « tarification fondée sur les anticipations macroéconomiques ».
Auteur : TechFlow
Marchés américains : la série record de 13 jours du Nasdaq prend fin, tandis que le Russell 2000 atteint discrètement un nouveau sommet historique
Lundi à la clôture, l’indice S&P 500 a reculé de 0,24 %, à 7 109,14 points, mettant ainsi fin à cinq séances consécutives de hausse. Le Nasdaq a perdu 0,26 %, à 24 404,39 points, mettant un terme aujourd’hui à sa plus longue série haussière sur 13 séances depuis 1992. Le Dow Jones a quant à lui quasiment stagné, reculant de seulement 4,87 points, à 49 442,56.
Mais l’histoire la plus intéressante ne se joue pas au niveau des grands indices, mais plutôt parmi les petites capitalisations. Le Russell 2000 a grimpé de 0,58 %, à 2 792,96 points, établissant un nouveau record historique à la clôture, et battant également un nouveau sommet intrajournalier.
Cette divergence révèle quoi ? Après deux semaines de rebond spectaculaire, les grandes capitalisations technologiques commencent à reprendre leur souffle : Meta a chuté de 2,6 %, Tesla de 2 %, Alphabet de 1,2 % et Broadcom de 1,7 %. Toutefois, les capitaux n’ont pas quitté le marché, mais se sont réorientés vers les petites capitalisations, les valeurs financières et les valeurs cycliques. JPMorgan a progressé de 2,2 %, Salesforce de 2,3 %. C’est là un signal sain : le marché effectue une rotation sectorielle en zone haute, et non une fuite généralisée.
David Wagner, d’Aptus Capital, a formulé une phrase susceptible de définir l’état d’esprit actuel des marchés : « Pour les marchés, la guerre contre l’Iran est déjà dans le rétroviseur. »
Scott Welch, chef de la direction des investissements chez Certuity, adopte une analyse plus nuancée : « L’indice S&P 500 n’était déjà pas bon marché avant le conflit ; le rebond récent ne fait que nous ramener au niveau observé début janvier. Les investisseurs vont rapidement recentrer leur attention sur des questions plus fondamentales : valorisations, perspectives bénéficiaires, inflation, situation économique, marché du travail et politique monétaire de la Réserve fédérale. »
Trente-cinq titres composant l’indice S&P 500 ont atteint lundi un plus haut sur 52 semaines, prouvant que, même en journée baissière, la résilience individuelle des actions demeure forte.
Un autre événement majeur de la journée : l’audition de Warsh devant la commission bancaire du Sénat. En tant que prochain président désigné de la Réserve fédérale, nommé par Donald Trump, ses déclarations sur la politique monétaire influenceront directement la manière dont les marchés anticipent les décisions futures de baisse ou de hausse des taux. (Note : À l’heure de la rédaction de ce rapport, l’audition était encore en cours.)
Pétrole : la saisie d’un navire iranien fait bondir les cours de 6 %, mais le plancher à 82 dollars reste nettement inférieur aux pics de guerre
Le WTI a grimpé d’environ 6 % en séance lundi, porté par la saisie d’un navire marchand iranien par les forces américaines et la fermeture à nouveau du détroit.
Il a rebondi depuis 82,59 dollars vendredi dernier pour retrouver environ 88 dollars. Or, comparativement : il se situait encore à 116 dollars il y a deux semaines. Du pic à 116 dollars, puis à un creux à 82 dollars, avant de remonter à 88 dollars, la prime de guerre a été éliminée d’environ 25 %, même en tenant compte de ce rebond d’aujourd’hui.
La contradiction fondamentale demeure inchangée : les États-Unis bloquent les ports iraniens, tandis que l’Iran contrôle le passage dans le détroit — une double interdiction persiste donc. La chute de 9,4 % du pétrole vendredi dernier traduisait une anticipation d’une paix imminente ; le rebond de 6 % aujourd’hui rappelle, quant à lui, que la paix n’est pas encore acquise.
Le cessez-le-feu expire demain. En cas de non-renouvellement, Donald Trump a déclaré que « les bombes commenceront à tomber ». Si la délégation iranienne se rend effectivement à Islamabad pour entamer une deuxième ronde de négociations, il est fort probable que le cessez-le-feu soit prolongé sous une forme ou une autre. Le prix du pétrole cherche actuellement à s’équilibrer entre ces deux scénarios, et la fourchette 82–95 dollars pourrait bien constituer la nouvelle zone de référence pour les prochaines semaines.
Or : 4 813 dollars, refuge ultime avant l’expiration du cessez-le-feu
Le cours de l’or se situe autour de 4 813 dollars, en repli par rapport aux 4 879 dollars de vendredi dernier.
La saisie du navire iranien devrait théoriquement soutenir l’or (risque géopolitique accru), mais la forte hausse de vendredi (+1,48 %, jusqu’à environ 4 880 dollars) avait déjà partiellement intégré ce type de risque. Actuellement, l’or évolue dans la fourchette 4 800–4 880 dollars, attendant le résultat de l’expiration du cessez-le-feu demain pour orienter sa trajectoire.
L’audition de Warsh constitue un autre point d’attention majeur de la journée. S’il manifeste une orientation plus accommodante que Jerome Powell sur la politique monétaire (ce que le marché anticipe largement, le jugeant plus ouvert à des baisses de taux), l’or pourrait bénéficier d’un supplément de dynamisme haussier. En revanche, si ses propos s’avèrent plus restrictifs, le support à 4 800 dollars sera mis à l’épreuve.
Cryptomonnaies : maintien stable dans le cadre du compte à rebours avant l’expiration du cessez-le-feu
Le bitcoin évolue autour de 76 000 dollars.
Sous la triple pression de la saisie d’un navire marchand iranien par les forces américaines, de la fermeture à nouveau du détroit et de l’expiration imminente du cessez-le-feu demain, la baisse du BTC reste inférieure à 2 % — une telle résilience ayant déjà été plusieurs fois vérifiée par le marché. Passé de 85 000 dollars fin février à 65 000 dollars, puis remonté au-dessus de 75 000 dollars, le BTC a désormais intégré complètement un « cycle de guerre » complet.
La logique fondamentale de valorisation des actifs numériques s’est désormais déplacée de la « peur géopolitique » vers les « anticipations macroéconomiques ». Le fait que le BTC se maintienne au-dessus de 74 000 dollars suppose implicitement que le cessez-le-feu sera prolongé sous une forme ou une autre, que le pétrole ne regagnera pas les niveaux supérieurs à 100 dollars, que les données d’inflation s’amélioreront dans les mois à venir, et que la Réserve fédérale finira par procéder à des baisses de taux.
Si ces hypothèses venaient à être invalidées demain — cessez-le-feu non renouvelé + reprise des hostilités + envolée des cours du pétrole — le BTC pourrait rapidement tester les niveaux de 70 000 voire 67 000 dollars. En revanche, si l’Iran se rend bel et bien à Islamabad pour une deuxième ronde de négociations, le marché interprétera cela comme un signe que « la fin de la guerre n’est plus qu’une question de temps », ouvrant potentiellement la voie à un rallye vers 78 000–80 000 dollars.
Une observation intéressante : le Russell 2000 a atteint aujourd’hui un nouveau sommet historique, ce qui constitue généralement un indicateur de solidité fondamentale de l’économie américaine. Les petites capitalisations étant beaucoup plus sensibles à la conjoncture intérieure américaine que les grandes capitalisations technologiques, ce nouveau record du Russell signifie que le marché croit en la capacité de l’économie américaine à résister aux chocs de la guerre et de la hausse des prix du pétrole. Ce signal est également positif pour le marché des cryptomonnaies, car il réduit la probabilité d’un scénario de « récession → crise de liquidité → effondrement des cryptomonnaies ».
Résumé de la journée : les dernières 24 heures du compte à rebours
Le 21 avril, dernière séance complète avant l’expiration du cessez-le-feu, les marchés cherchent à s’équilibrer entre la saisie du navire iranien et les espoirs de négociations :
Marchés américains : l’indice S&P 500 recule légèrement de 0,24 %, à 7 109 points. La série haussière de 13 jours du Nasdaq prend fin. Mais le Russell 2000 établit un nouveau sommet historique : les capitaux opèrent une rotation, non une fuite.
Pétrole : le WTI rebondit de 6 % depuis 82 dollars, pour revenir vers 88 dollars, porté par la saisie du navire et la fermeture du détroit. La prime de guerre a été éliminée à hauteur de 25 %, mais la réponse de demain sera décisive.
Or : 4 813 dollars. En attente des résultats de l’expiration du cessez-le-feu et de l’audition de Warsh.
Cryptomonnaies : le marché est passé d’une valorisation fondée sur la « peur géopolitique » à une valorisation fondée sur les « anticipations macroéconomiques ».
La question de demain est extrêmement simple : le cessez-le-feu sera-t-il renouvelé ?
En cas de renouvellement : le pétrole poursuivra son repli, l’indice S&P 500 visera 7 200 points, et le BTC pourrait atteindre 80 000 dollars.
En cas de non-renouvellement : Donald Trump a déclaré que « les bombes commenceront à tomber », le pétrole repassera au-dessus de 100 dollars, et les marchés annuleront l’intégralité des gains réalisés la semaine dernière.
Aptus Capital affirme que « la guerre est déjà dans le rétroviseur », mais ce qui est dans le rétroviseur peut parfois surgir brusquement devant vous.
Bienvenue dans la communauté officielle TechFlow
Groupe Telegram :https://t.me/TechFlowDaily
Compte Twitter officiel :https://x.com/TechFlowPost
Compte Twitter anglais :https://x.com/BlockFlow_News









