
Synthèse du marché du 17 avril : Le S&P 500 a établi trois nouveaux sommets consécutifs, tandis que le Nasdaq a enregistré douze séances consécutives de hausse, son plus long rallye depuis 2009.
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Synthèse du marché du 17 avril : Le S&P 500 a établi trois nouveaux sommets consécutifs, tandis que le Nasdaq a enregistré douze séances consécutives de hausse, son plus long rallye depuis 2009.
Tous les points de blocage sont en train d’être résolus.
Auteur : TechFlow
Marché boursier américain : Trois jours consécutifs de records historiques, le rebond en « V » le plus rapide depuis 1928
Jeudi, Wall Street a poursuivi sa course vers de nouveaux sommets historiques.
L’indice S&P 500 a progressé de 0,26 %, atteignant 7 041,28 points, marquant ainsi son troisième jour consécutif de record historique. Le Nasdaq a grimpé de 0,36 % à 24 102,70 points, enregistrant sa douzième séance consécutive de hausse — la plus longue série haussière depuis 2009 — et établissant également un nouveau record absolu. Le Dow Jones Industrial Average a gagné 115 points (+0,24 %), s’établissant à 48 578,72 points.
Bespoke Investment Group a mis au jour une statistique remarquable : l’indice S&P 500 est passé d’un repli maximal de 9 % à un nouveau record historique en seulement 11 séances, constituant ainsi le rebond en « V » le plus rapide jamais observé depuis le début des relevés en 1928.
Cette semaine, l’indice S&P 500 a progressé de 3,3 %, le Nasdaq de 5,2 %, et le Dow Jones de 1 %.
Le catalyseur ayant propulsé les marchés vers de nouveaux sommets est une nouvelle attendue depuis plusieurs semaines : un accord de cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban.
Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu’après avoir parlé avec le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, il avait confirmé que le cessez-le-feu de dix jours entrerait en vigueur jeudi à 17 heures, heure de l’Est des États-Unis.
L’impact de cette nouvelle dépasse largement sa simple apparence. En effet, l’opération militaire menée par Israël contre le Hezbollah au Liban constituait la raison directe invoquée par l’Iran pour annoncer la fermeture du détroit d’Ormuz. La logique iranienne était simple : « Vous (Israël) attaquez mon allié (le Hezbollah), ce qui constitue une violation du cessez-le-feu ; j’ai donc le droit de fermer le détroit. » Or, avec l’accord israélien sur le cessez-le-feu, l’Iran perd son dernier prétexte légitime pour maintenir le détroit fermé → la probabilité de réouverture du détroit augmente fortement → les prix du pétrole baissent → les anticipations d’inflation se détendent → les espoirs de baisse des taux d’intérêt se renforcent.
Les marchés intègrent également un autre signal positif : les États-Unis et l’Iran discuteraient, via des canaux indirects, d’une prolongation du cessez-le-feu expirant le 22 avril prochain. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre, a confirmé que les États-Unis « restent profondément impliqués dans ces négociations ».
Sur le front des résultats d’entreprises, PepsiCo a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, entraînant une hausse de 0,3 % de son cours. Bank of New York Mellon a grimpé de 1,3 %. Les résultats de Netflix ont été publiés après la clôture.
Les données provenant des banques centrales régionales donnent des signaux contradictoires. L’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie a bondi à 26,7 (nettement supérieur aux prévisions), mais l’indice des prix payés a augmenté de près de 15 points, atteignant 59,3, tandis que l’indice de l’emploi est tombé à –5,1. L’indice des services de la Fed de New York reste négatif (–14), mais l’indice des prix payés a grimpé à 73,8, « reflétant une accélération marquée des coûts des intrants ».
En langage clair : l’activité économique demeure globalement soutenue, mais les coûts supportés par les entreprises augmentent fortement, les poussant à procéder à des licenciements pour y faire face. C’est là une illustration microéconomique de la stagflation.
Loretta Mester, ancienne membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, a déclaré franchement, lors d’un entretien : « Il existe un scénario où l’inflation continue de progresser. La Fed doit être prête à y faire face. » Les contrats à terme sur les taux des fonds fédéraux anticipent actuellement un taux d’intérêt inchangé à la fin de l’année, compris entre 3,50 % et 3,75 %, sans aucune perspective de baisse des taux.
Prix du pétrole : 93 dollars, le cessez-le-feu israélo-libanais supprime la dernière prime de risque
Le WTI a reculé de 1,44 %, à 93,33 dollars le baril. Le Brent a légèrement augmenté, à 98,34 dollars.
Le cessez-le-feu israélo-libanais de dix jours constitue le principal moteur de la baisse des cours du pétrole aujourd’hui. Cette annonce supprime le dernier « motif légitime » invoqué par l’Iran pour refuser la réouverture du détroit d’Ormuz : l’offensive israélienne contre le Hezbollah. Si Israël cesse ses opérations, toute poursuite de la fermeture du détroit par l’Iran ne relèverait plus que d’un acte de confrontation pure et simple, privé désormais de tout prétexte crédible lié à une « violation du cessez-le-feu par Israël ».
Du pic de 116 dollars atteint mi-mars à la valeur actuelle de 93 dollars, le WTI a perdu 20 %. Toutefois, comparé au niveau pré-guerre de 61 dollars, il reste encore supérieur de 53 %. Environ la moitié de la prime de guerre a donc été éliminée.
Trump a exprimé, après la clôture, son optimisme quant à un « cessez-le-feu permanent ». Selon Bloomberg, les cours du pétrole ont continué à baisser en Asie tôt vendredi matin. Si le cessez-le-feu est effectivement prolongé et si le détroit reprend une activité maritime significative, l’objectif consensuel des analystes se situe entre 80 et 85 dollars le baril — soit encore 10 à 15 % de baisse potentielle.
Aakash Doshi, de State Street, rappelle toutefois que pour que les cours du pétrole reviennent à ce niveau normalisé (80–85 dollars), il faut que la circulation maritime dans le détroit soit pleinement rétablie — ce qui prendra au moins un mois. « La normalisation de la production pétrolière et gazière au Moyen-Orient est un processus qui s’étale sur plusieurs mois », tel était déjà notre jugement, formulé pour la première fois dans notre bulletin quotidien il y a deux semaines — et toujours valable aujourd’hui.
Or : consolidation autour de 4 822 dollars
Le cours de l’or reste stable aux alentours de 4 822 dollars, sans variation notable.
Dans un contexte où l’indice S&P 500 enregistre trois records historiques consécutifs, où un cessez-le-feu israélo-libanais vient d’être conclu et où le pétrole chute à 93 dollars, l’or ne recule pas — ce qui confirme une nouvelle fois la logique d’une « double assurance » : paix → espoir de baisse des taux → soutien pour l’or. La zone de résistance comprise entre 4 800 et 4 850 dollars est progressivement absorbée ; chaque journée supplémentaire passée au-dessus de ce seuil augmente la probabilité d’une percée.
L’audition de Kevin Warsh devant le Sénat est prévue mardi prochain (21 avril). Si cet homme, désigné par Trump comme prochain président de la Réserve fédérale, émet le moindre signal accommodant lors de son audition — ne serait-ce qu’une simple ouverture à la possibilité d’une baisse des taux — l’or pourrait franchir 4 850 dollars en une seule journée, visant alors la barre des 5 000 dollars.
Cryptomonnaies : le BTC consolide autour de 74 000 dollars, le cessez-le-feu israélo-libanais ouvre de nouvelles perspectives
Le bitcoin consolide étroitement autour de 74 000 dollars, maintenant ainsi sa position à proximité de son nouveau sommet post-conflit.
L’impact du cessez-le-feu israélo-libanais sur le marché des cryptomonnaies est certes indirect, mais profond : Israël met fin à ses frappes contre le Hezbollah → l’Iran perd son dernier prétexte pour maintenir le détroit fermé → la réouverture du détroit devient probable → les cours du pétrole poursuivent leur baisse → les anticipations d’inflation se détendent → les espoirs de baisse des taux se renforcent → la narration d’un assouplissement monétaire revient au premier plan → le BTC en bénéficie. Chaque maillon de cette chaîne évolue dans la bonne direction.
Sur le plan technique, le BTC construit actuellement une nouvelle plateforme de soutien dans la fourchette 74 000–75 000 dollars. Ce processus de consolidation pourrait nécessiter quelques jours, mais tant que le BTC ne casse pas le niveau de soutien à 72 000 dollars, sa structure haussière reste intacte. Le prochain objectif se situe entre 78 000 et 80 000 dollars.
Une comparaison macroéconomique mérite attention : l’indice S&P 500 a déjà dépassé son précédent sommet historique (celui atteint avant le conflit), le Nasdaq a également établi un nouveau record absolu, et le Dow Jones approche lui aussi de son plus haut historique. En revanche, le BTC, à 74 000 dollars, reste encore éloigné de son sommet historique de 126 198 dollars — soit un écart de 41 %. Cela indique que la « prime à la paix » n’est pas encore pleinement intégrée dans le marché des cryptomonnaies.
Si le cessez-le-feu est effectivement prolongé avant le 22 avril et que les cours du pétrole poursuivent leur baisse sous la barre des 85 dollars, la probabilité que le BTC teste 80 000 dollars d’ici la fin avril devient concrète. La réunion du FOMC (28–29 avril) et l’audition de Warsh (21 avril) constitueront des catalyseurs supplémentaires.
Le cadre analytique publié précédemment par CoinDesk est en train de se vérifier : « Si les cours du pétrole baissent durablement de 15 à 16 %, le bitcoin pourrait atteindre 80 000 dollars. » Depuis le pic pré-cessez-le-feu de 112 dollars jusqu’au cours actuel de 93 dollars, le pétrole a déjà chuté de 17 %.
Résumé de la journée : Tous les points de blocage sont en train d’être levés
Que s’est-il passé cette semaine ?
Lundi : Échec des négociations à Islamabad + blocus américain du détroit → chute de 1 % des contrats à terme → déclaration de Trump : « L’autre partie a appelé » → le Dow Jones passe de –400 à +301.
Mardi : Indice des prix à la production (PPI) nettement inférieur aux attentes → dixième séance haussière consécutive du Nasdaq → chute de 8 % des cours du pétrole → le BTC franchit 74 000 dollars.
Mercredi : L’indice S&P 500 dépasse pour la première fois les 7 000 points, établissant un nouveau record historique → le Nasdaq clôture pour la première fois au-dessus de 24 000 points → onzième séance haussière consécutive, battant le record historique absolu.
Jeudi : Cessez-le-feu israélo-libanais de dix jours → troisième record historique consécutif de l’indice S&P 500 → douzième séance haussière consécutive du Nasdaq → cours du pétrole à 93 dollars.
En une semaine, les marchés sont passés d’une « panique liée à l’échec des négociations » à une « euphorie marquée par des records successifs », accomplissant ainsi un retournement complet de 180 degrés. L’indice S&P 500 a réalisé, en 11 séances, un rebond en « V » allant d’un repli de 9 % à un nouveau record historique — le plus rapide depuis 1928.
Mardi prochain, Warsh témoignera devant le Sénat. Mardi et mercredi prochains, le cessez-le-feu expirera le 22 avril. Ces deux dates détermineront si ce rebond marque le début d’un nouveau marché haussier, ou bien le dernier rayon de soleil avant l’arrivée de la tempête.
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