
Synthèse du marché du 2 avril : Le discours de Trump sur le retrait d’Iran « dans les deux à trois semaines » a donné le coup d’envoi du deuxième trimestre, et le monde entier attend la phrase cruciale ce soir à 21 heures.
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Synthèse du marché du 2 avril : Le discours de Trump sur le retrait d’Iran « dans les deux à trois semaines » a donné le coup d’envoi du deuxième trimestre, et le monde entier attend la phrase cruciale ce soir à 21 heures.
La date limite fixée par Trump pour frapper les infrastructures énergétiques iraniennes est le 6 avril, soit dans quatre jours.
Auteur : TechFlow
Marchés américains : rebond en cours
Début du deuxième trimestre : deuxième journée consécutive de hausse.
L’indice Dow Jones a progressé de 224 points (+0,48 %), clôturant à 46 565 ; l’indice S&P 500 a grimpé de 0,72 %, atteignant 6 575 ; le Nasdaq Composite a bondi de 1,16 %, s’établissant à 21 840 ; l’indice Russell 2000 des petites capitalisations a augmenté de 0,64 %, pour finir à 2 512. L’indice VIX de la peur a poursuivi son repli, tombant à 24,54, soit une contraction cumulative d’environ 6 points par rapport à son sommet atteint il y a une semaine.
La logique sous-jacente de cette reprise ne repose plus uniquement sur les « nouvelles de cessez-le-feu », mais aussi — et surtout — sur le fait que Donald Trump a fourni, pour la première fois, un calendrier concret.
Lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, il a déclaré aux journalistes que les forces armées américaines quitteraient l’Iran « dans les deux à trois semaines », ajoutant de façon cruciale « qu’un accord soit ou non conclu ». Il s’agit de la première fois depuis le début de ce conflit, il y a 35 jours, que Washington détache le retrait des troupes de la condition préalable d’un « accord négocié », en le transformant en un engagement autonome, calé sur un calendrier précis. Ce que le marché entend, c’est que ce conflit entre dans sa phase finale, indépendamment de toute signature éventuelle à Téhéran.
Dans le même temps, Trump a publié un autre message sur Truth Social, affirmant que « le président iranien aurait demandé un cessez-le-feu », tout en y assortissant une condition préalable : le détroit d’Hormuz devrait rester « ouvert, libre et dégagé », faute de quoi les États-Unis n’envisageraient pas de cessez-le-feu. La coexistence de ces deux messages constitue la tension centrale qui a façonné le sentiment des marchés hier : d’un côté, l’anticipation d’un dénouement prochain ; de l’autre, l’ancrage d’exigences précises.
Rotation sectorielle : les gagnants et les perdants ont inversé leurs rôles
Le phénomène le plus surprenant d’hier s’est produit dans le secteur de l’énergie. Le sous-indice énergie de l’indice S&P 500 a chuté de plus de 4 % en une seule séance, devenant ainsi le plus gros perdant de la journée — c’est la première fois depuis le début du conflit qu’on observe un signal aussi net d’un « effondrement des actions énergétiques » lié à l’anticipation d’un cessez-le-feu. La chaîne logique est la suivante : fin du conflit → réouverture du détroit d’Hormuz → augmentation de l’offre pétrolière → baisse des prix du pétrole → pression sur les bénéfices des sociétés énergétiques. Le baril de WTI a reculé de 2,4 % hier, tombant à environ 99 dollars, franchissant officiellement la barrière psychologique des 100 dollars ; le Brent a suivi, reculant à environ 101 dollars.
Les valeurs technologiques ont pris le relais pour mener la hausse. Intel a été l’action la plus remarquée hier : la société a annoncé un rachat pour 14,2 milliards de dollars de la participation majoritaire dans son usine de fabrication (fab) 34 située à Cork, en Irlande — une initiative interprétée dans le secteur comme un signe de « renouveau des processeurs CPU » et de retour à une discipline financière stricte, ce qui a entraîné une forte envolée du cours de l’action. Le Nasdaq a maintenu sa dynamique haussière pendant deux jours consécutifs, tandis que l’ETF technologique XLK a continué de bénéficier de la reprise du « récit de baisse des taux » associé à l’anticipation d’un cessez-le-feu.
Deux annonces surprises : SpaceX et OpenAI
Hier, deux autres actualités majeures, sans lien direct avec le conflit, méritent d’être relevées séparément.
Bloomberg a été le premier média à révéler que SpaceX avait soumis secrètement à la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine les documents requis pour une introduction en bourse (IPO). Il s’agit de l’une des IPO les plus attendues depuis des années sur les marchés de la technologie et de la cryptomonnaie, bien que l’évaluation et la date de lancement n’aient pas encore été divulguées. EchoStar, qui détient environ 3 % des parts de SpaceX, a vu son cours bondir nettement suite à cette annonce.
OpenAI a annoncé avoir levé 122 milliards de dollars, portant sa valorisation à 852 milliards de dollars — un montant supérieur aux estimations précédemment avancées. Cette levée de fonds constitue la plus importante jamais réalisée en une seule fois par une entreprise technologique, et les fonds seront consacrés au développement des infrastructures fondamentales de l’intelligence artificielle. Parallèlement, Oracle a annoncé des licenciements touchant plusieurs milliers de personnes. Ces deux annonces contrastées illustrent clairement que les capitaux affluent toujours massivement vers l’IA, mais qu’ils sont désormais concentrés entre les mains de quelques géants, tandis que les autres acteurs peinent à y accéder.
Pétrole et or
Pétrole : chute sous la barre des 100 dollars — mais pas de célébration prématurée
Le WTI a clôturé hier à environ 99 dollars le baril, le Brent à environ 101 dollars. Il s’agit de la première clôture du WTI sous la barre psychologique des 100 dollars depuis le début du conflit. En apparence, cela marque une percée significative : le marché commence à anticiper, en amont, la fin du conflit dans les semaines à venir.
Cependant, un détail mérite d’être souligné : les cours du pétrole ne sont jamais véritablement revenus à leur niveau d’avant-guerre. Avant l’éclatement du conflit (fin février), le WTI cotait environ 57 dollars. Même à 99 dollars, il reste aujourd’hui supérieur de près de 74 % à son niveau préconflit. Même si un accord de cessez-le-feu était conclu dans les deux prochaines semaines, la normalisation de l’offre pétrolière prendrait du temps : les infrastructures endommagées au Moyen-Orient nécessiteraient des réparations, la restauration de la confiance des opérateurs exigerait du temps, et les itinéraires maritimes détournés via le cap de Bonne-Espérance restent actifs — leur annulation elle-même prendrait également du temps. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a mis en garde hier : même après un cessez-le-feu, la « normalisation complète » des marchés énergétiques « pourrait prendre plusieurs mois ».
Or : l’atténuation des anticipations d’inflation allège la pression sur l’or, mais la reprise structurelle ne fait que commencer
L’or a grimpé hier de 2,25 %, atteignant environ 4 783 dollars l’once, soit la plus forte hausse quotidienne du mois.
La logique est limpide : baisse des cours du pétrole → atténuation des anticipations d’inflation → moindre pression sur la Réserve fédérale pour relever les taux → anticipation d’une baisse des taux réels → hausse de l’attractivité de l’or, actif non rémunéré. Cette chaîne causale est parfaitement symétrique à celle qui a pesé sur l’or durant tout le mois de mars — à la différence près qu’elle fonctionne désormais dans le sens inverse.
Sur le plan des niveaux, l’or a rebondi de plus de 15 % depuis son creux de correction mi-mars (environ 4 100 dollars), mais il demeure encore à environ 15 % de son sommet historique atteint fin janvier (5 600 dollars). Cet écart constitue la zone de fluctuation principale dans laquelle l’or devrait évoluer dans les prochaines semaines, à mesure que l’anticipation d’une fin du conflit se concrétisera progressivement.
Cryptomonnaies
Selon les données de CoinGecko, le bitcoin a connu hier une hausse modérée, oscillant entre 67 800 et 68 500 dollars, suivant globalement le mouvement des marchés traditionnels, mais avec une ampleur plus contenue.
Le véritable protagoniste du secteur cryptographique hier fut une alerte inattendue liée au conflit : les Gardiens de la révolution islamique (IRGC) iraniens ont publié une déclaration désignant 18 géants technologiques américains — notamment Nvidia, Apple, Microsoft et Alphabet — comme des « cibles légitimes », au motif qu’ils fournissent un soutien technique aux opérations militaires menées conjointement par les États-Unis et Israël.
Cette nouvelle revêt une signification particulière pour le monde des cryptomonnaies : si les infrastructures technologiques deviennent des cibles, le risque potentiel d’interruption de la chaîne d’approvisionnement en puissance de calcul et des services cloud mondiaux augmente — or, c’est précisément dans ce scénario que la nature décentralisée du réseau Bitcoin retrouve une « raison d’être » renouvelée. Cette logique n’est pas encore pleinement intégrée dans les cours, mais elle mérite d’être inscrite dans le champ d’observation à long terme.
La banque Morgan Stanley a lancé hier discrètement un ETF bitcoin à frais réduits, dont les frais sont nettement inférieurs à la moyenne du marché. Il s’agit d’un nouveau signal de la convergence progressive des grands gestionnaires d’actifs traditionnels de Wall Street vers le bitcoin. Pendant cette période d’attente de la résolution du conflit, les acteurs institutionnels poursuivent silencieusement leur déploiement sur ce marché.
À surveiller aujourd’hui : les répercussions du discours de Trump, compte à rebours jusqu’au 6 avril
Discours télévisé national de Trump à la Maison-Blanche, hier soir à 21 heures
Dans son allocution, Trump a annoncé que le président iranien, Massoud Pezeshkian, avait officiellement demandé un cessez-le-feu aux États-Unis — il s’agit de la démarche diplomatique la plus directe émanant jusqu’ici de Téhéran. Le contenu de ce discours est actuellement en cours d’analyse par les marchés, et la séance d’aujourd’hui constituera la première fenêtre permettant de « chiffrer » ses implications.
Trois éléments clés retiendront l’attention : premièrement, Trump a-t-il présenté un nouveau cadre de conditions ? Deuxièmement, les IRGC ont-ils publié une déclaration de démenti ? Troisièmement, l’état réel de la circulation dans le détroit d’Hormuz a-t-il connu la moindre évolution ?
Calendrier économique d’aujourd’hui
Aujourd’hui (2 avril), le calendrier économique est particulièrement chargé : publication de l’indice PMI manufacturier ISM (données de mars) et du rapport ADP sur l’emploi dans le secteur privé (données de mars). Ces deux indicateurs, combinés aux chiffres de l’emploi non agricole (NFP) publiés vendredi prochain (données de mars), permettront de dessiner un portrait réaliste de l’impact du conflit sur le marché du travail américain.
En février, le marché du travail américain a perdu nettement 92 000 emplois — l’un des pires résultats mensuels depuis la pandémie. La capacité du marché à rebondir en mars constituera un signal décisif pour orienter la trajectoire future de la politique monétaire de la Réserve fédérale — et représentera également un indicateur essentiel pour évaluer « le coût réel de ce conflit pour l’économie américaine ».
Date butoir du 6 avril : la dernière fenêtre
La date limite fixée par Trump pour les frappes américaines contre les infrastructures énergétiques iraniennes est le 6 avril — il ne reste donc que quatre jours. Quel que soit le contenu du discours d’hier, cette date deviendra le pivot central de la volatilité des marchés au cours des quatre prochains jours.
La situation actuelle est la suivante : de nouveaux signaux publics ont émergé concernant les négociations de cessez-le-feu, mais le détroit d’Hormuz n’a pas encore repris une circulation normale, et les IRGC continuent de faire preuve d’une posture de confrontation à l’égard de l’extérieur. Ce conflit se trouve désormais à un véritable carrefour, où aucune des deux directions possibles ne représente purement une « bonne » ou une « mauvaise » nouvelle. Pour les marchés toutefois, le coût d’une issue sera nettement inférieur à celui de l’autre.
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